Arabie Saoudite : SOS pour le jeune Ali al-Nimr

Par Gary SLM
Publié le 23 septembre 2015 à 22:46 | mis à jour le 23 septembre 2015 à 22:46

Le jeune Ali al-Nimr, âgé de 21 ans à ce jour, est condamné à mort en Arabie Saoudite, précisément à la décapitation et à la crucifixion du corps jusqu'à pourrissement complet. Son seul crime est de s'être opposé au régime actuel de l'Arabie Saoudite où toute exécution de personnes mineures à l'époque du délit est jugée incompatible " avec les obligations internationales de l'Arabie Saoudite".

Et l'ONU dans tout ça?

Depuis l'âge de 17 ans, lors d'un procès très contesté, le mineur Ali al-Nimr a été arrêté et jugé en 2012, à l'époque du Printemps arabe. Neveu d'un cheikh chiite, Nimr al-Nimr, lui-même condamné à mort et en instance d'exécution, l'espoir du père d'Ali al-Nimr semble perdu, lui qui pensait que le roi n'allait "pas signer l'ordre d'exécution". Selon les experts de l'ONU, ses soi-disant aveux auraient été extorqués sous la torture et il n'a pas pu recourir normalement à un avocat, ni avant, ni pendant son procès. Son appel a également été passé à la trappe, selon les experts onusiens, qui notent que "Toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l'époque du délit, ainsi que leur exécution, sont incompatibles avec les obligations internationales de l'Arabie Saoudite".

La France a déjà donné de la voix

Ce mercredi 23 septembre 2015, la France a protesté contre l'exécution d'Ali al-Nimr. "La France a toujours la même réaction, elle est très ferme et très claire : en toute occasion, tout pays, quel qu'il soit, nous refusons la peine de mort", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l'issue du Conseil des ministres. Et Paris appelle Ryad à "surseoir" à l'exécution. Où va l'Arabie Saoudite avec ces 2208 exécutés de janvier 1985 à juin 2015 ?


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