Election en Côte d’Ivoire : cet ultimatum de 48h de l'opposition à Alassane Ouattara

Par Gary SLM
Publié le 08 octobre 2015 à 14:28 | mis à jour le 08 octobre 2015 à 14:28

Alassane Ouattaraest la cible des critiques de l'opposition. Lors d’un meeting tenu hier mercredi à Yopougon (Ouest d’Abidjan), six candidats déclarés à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain en Côte d'Ivoire ont lancé un ultimatum de 48h au président sortant pour la mise en place de conditions crédibles d'organisation d'un scrutin transparent.

Scrutin du 25 octobre : La CNC accentue la pression sur Alassane Ouattara

Au cours d’un grand rassemblement hier à la place Ficgayo de Yopougon, Charles Konan Banny, Mamadou Koulibaly, Amara Essy, Simone Ayébi Gbako (représentante de Bertin Kouadio Konan dit KKB), Siméon Kouadio Konan et Gnangbo Kacou, tous membres de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC), ont lancé un ultimatum de 48h à Alassane Ouattara, le président sortant et candidat à sa propre succession, pour créer les conditions d’une élection ‘’crédible et transparente’’. L’opposition lui réclame un dialogue pour une prise en compte effective de ses revendications.

Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly et Charles Konan Banny craignent une nouvelle crise post-électorale

Mamadou Koulibaly a déclaré : ‘' Cela fait des mois que nous appelons M. Ouattara à nous asseoir autour d'une table pour discuter de ces conditions sans suite'' . II a poursuivi son intervention en déplorant l’attitude passive de la communauté internationale : ‘'ONU, Union Africaine, Cedeao, Union Européenne…, vous qui êtes si promptes à sanctionner les régimes répressifs, pourquoi vous refusez quand il s'agit de Ouattara ? Pourquoi faites-vous ça ?"

Ancien Chef du gouvernement ivoirien (de décembre 2005 à mars 2007) et ex-Président de la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) avant d'entrer en conflit avec Alassane Ouattara , Banny a fait savoir que : "le pays n'a pas besoin d'élections ‘'wouya-wouya ‘' (ndlr : désorganisées) qui vont à nouveau créer une crise. C'est pourquoi j'appelle au bon sens du Président de la République pour un dialogue au cours duquel nous allons ensemble définir les conditions consensuelles.''

Rappelons que Amara Essy (ancien ministre des Affaires étrangères de 1990 à 1999), a suspendu sa participation au prochain scrutin, car dit-il, les conditions d'une élection crédible et transparente ne sont pas encore réunies par le régime d'Alassane Ouattara.

Selon vous, les revendications de la CNC sont-elles fondées ?


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