Ouattara veut confier la sécurité de la Côte d'Ivoire à Birahima Téné, son frère cadet

Par Gary SLM
Publié le 14 octobre 2015 à 13:26 | mis à jour le 14 octobre 2015 à 13:26

Alassane Ouattarasouhaiterait confier la gestion de la sécurité de la Côte d'Ivoireà son frère cadet Birahima Téné Ouattara. Celui-ci devrait jouer ce rôle important après les élections présidentielles et la mise en place des réformes globales des services de renseignement et de sécurité ivoiriens prévue pour 2016.

Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara et son frère Birahima Téné auront les clefs du temple

Alassane Ouattara aurait l'intention de confier la gestion du système de sécurité du pays à son frère Birahima Téné Ouattara. Longtemps annoncée, la réforme globale des services de renseignement et de sécurité ivoiriens est attendue courant 2016. Le document de sa mise en oeuvre aurait été remis au Chef de l'État ivoirien. Selon La Lettre du Continent, cette réforme émane de l’ex-ambassadeur des États-Unis à Abidjan, Lannon Walker.

Alassane Ouattara envisagerait mettre à exécution cette réforme qui prévoit la centralisation de tous les services de sécurité au sein du Conseil National de Sécurité (CNS) dirigé par le chef de l'État lui-même et dont le poste de Secrétaire général est assuré par Alain Richard Donwahi. Ce qui ferait de la Présidence de République le coeur de tout le système sécuritaire ivoirien. Une véritable tour de contrôle supervisée par le Secrétaire général, Amadou Gon Coulibaly, et Birahima Téné Ouattara alias "Photocopie", chargé des affaires présidentielles.

Côte d'Ivoire - Sécurité : un système calqué sur celui des États-Unis

Le Préfet Vassiriki Traoré, Coordonnateur national des renseignements, travaillera avec le corps préfectoral. Le nouveau système de sécurité s'inspire de celui des États-Unis. Mesure phare : la prochaine acquisition de drones pour accroître l'efficacité des actions des forces de défense et de sécurité sur toute l'étendue du territoire national.

La Direction de la Surveillance du Territoire (DST), le Centre de Commandement des Décisions Opérationnelles, les services de renseignement de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro (CCDO) pourraient faire les frais d'une telle réforme, car ils se verraient spolier leurs prérogatives actuelles au profit de la Présidence.

Le CNS envisagerait créer des Comités paritaires de sécurité (CPS) avec l’appui de l’Union africaine (UA). Innovation de taille : la société civile et les dignitaires religieux (prêtres, d’imams, chefs traditionnels ainsi que des représentants d’association) devraient faire partie des CPS.

Quel regard portez-vous sur cette réforme ?


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