Burkina Faso : Amnesty International enfonce le RSP

Par Gary SLM
Publié le 14 octobre 2015 à 19:37 | mis à jour le 14 octobre 2015 à 19:37

Amnesty International est contre une amnistie en faveur de l'ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), principal commanditaire du putsch manqué de septembre dernier. L'organisation internationale des droits de l’homme l'a fait savoir dans un communiqué publié mercredi.

Amnesty International s'oppose farouchement à une éventuelle amnistie en faveur du RSP

Amnesty International refuse que toute amnistie soit accordée à l'ex-RSP du Général Gilbert Diendéré, jugé responsable du dernier coup d'Etat manqué. C'est dans un communiqué publié ce mercredi qu'elle a donné son point de vue sur la question : « Pas d’amnistie pour les soldats ayant tué des civils non armés. 14 personnes, dont deux enfants, ont été tuées ; six se sont fait tirer dans le dos. »

Amnesty International mentionne aussi dans son communiqué que : « L’ancienne garde présidentielle du Burkina Faso a fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d’autres avec des armes automatiques. »

L'organisation internationale des droits de l'homme pointe du doigt une justice agissant de façon partielle. Elle rappelle notamment que si les Généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, ont été arrêtés […], les membres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont réintégrés dans l’armée nationale.

Amnesty International rappelle toutefois la gravité des actes du RSP : « Ouvrir le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international. »

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