Affaire-M. Gbagbo, Guillaume Soro échappe à une arrestation !

Par Gary SLM
Publié le 07 décembre 2015 à 15:04 | mis à jour le 07 décembre 2015 à 15:04

Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, M. Soro Guillaume vient d’échapper à une arrestation. Convoqué à plusieurs reprises dans l’affaire Michel Gbagbo, l’ancien chef rebelle n’a jamais trouvé utile de répondre à la convocation de la juge Sabine Khéris, selon La Lettre du Continent.

Soro manque de se faire arrêter en France

Il y a quelques semaines, Soro Guillaume était convoqué par la juge Sabine Khéris pour répondre des accusations portées contre lui par Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, ancien président de Côte d’Ivoire, pour « torture, traitements humains dégradants». Ces faits remontent de la période de détention de ce dernier dans des prisons clandestines du Nord, après la chute du régime de son père, à l’issue des élections présidentielles de novembre 2010.

Plusieurs fois convoqué, Soro Guillaume ne s’est jamais présenté devant la juge, ce qui fait trainer son procès. Réinvité à être attendu par la juge Sabine Khéris, quelques jours avant l’élection remportée par le président Alassane Ouattara, Soro s’était servi de son agenda très chargé pour justifier son absence.

Seulement, le PAN ivoirien s’est rendu récemment en France où il a même rencontré le président Ouattara. Sort a aussi fait un passage remarqué dans un salon de coiffure de Château Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris. Informée de la présence de ce dernier sur le territoire français, la juge Sabine Khéris, selon La Lettre du Continent, aurait délivré un mandat d’arrêt contre Soro Guillaume. Seulement, l'ex-patron des Forces nouvelles (FN) avait déjà quitté le pays avant l’arrivée des enquêteurs et policiers à son domicile de la région parisienne.

Avec ce mandat, Guillaume Soro ne peut se rendre en France une prochaine fois sans passer devant le juge. Il risque une arrestation pour les faits qui lui sont reprochés.

Il faut savoir que Michel Gbagbo avait été arrêté parce que présent au domicile de son père lors de la chute du régime de ce dernier, ce qui n’est pas un délit. Il avait en suite été détenu durant plusieurs mois dans des prisons officieuses du nord de la Côte d’Ivoire par les hommes de Soro Guillaume.

Avec la déportation de L. Gbagbo à la CPI, les politiciens ivoiriens n'ont-il pas rendu légitimes leurs poursuites devant des tribunaux étrangers ?


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