Côte d'Ivoire : l'Etat vole au secours de Soro. Diby convoque l'Ambassadeur de France

Par Gary SLM
Publié le 08 décembre 2015 à 16:24 | mis à jour le 08 décembre 2015 à 16:24

Soro est peut-être celui par qui une crise diplomatique entre la Côte d'Ivoire et la France pourrait voir le jour. A l'origine, un mandat dit mandat d'amener a été lancé par la Juge Sabine Khéris contre le Président de l'Assemblée nationale ivoirienne alors qu'il séjournait dans l'Hexagone. Le ministre Diby Koffi a réagi ce mardi, a-t-on appris de Jeune Afrique.

Soro bénéficie (enfin) du soutien de l'Etat ivoirien

Soro peut désormais compter sur le soutien du gouvernement de Côte d'Ivoire. Charles Diby Koffi, le chef de la diplomatie ivoirienne, a exprimé le mécontentement de son pays face aux agissements de la France : « J’émets une vive protestation contre le mandat d’amener émis dans le cadre d’une plainte du fils de l’ex-président Laurent Gbagbo. Le président de l’Assemblée est en mission officielle de représentation à travers un mandat que lui a donné le président de la République. Il bénéficie d’une immunité absolue. »

Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs convoqué Georges Serre, l'Ambassadeur français en poste à Abidjan, pour qu'il soit entendu dans le cadre de cette affaire. Le diplomate a reçu un courrier adressé à son supérieur hiérarchique en l'occurrence Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française, et qu'il est chargé de lui transmettre. Charles Diby Koffi s'est voulu clair et catégorique à ce sujet : « Nous exigeons que le mandat soit annulé car il viole complètement les accords de coopération, la convention de Vienne et les traités pour les immunités . »

Les avocats de Guillaume Soro ont fait une déclaration ce lundi 7 décembre pour dénoncer les agissements de la Juge d'instruction française. La Défense du chef du Parlement ivoirien note aussi la méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques admis et reconnus pour parler des conditions dans lesquelles ce mandat d'arrêt a été émis.

Pour le camp Soro : « Les faits allégués, minimes, restent à prouver. Michel Gbagbo s’est plaint des conditions de son arrestation (…) Aucune preuve de violences physiques n’a pu être établie lors de cette arrestation. »

Cette sortie des autorités ivoiriennes pourraient porter un coup d'arrêt aux relations bilatérales des Etats protagonistes.

Selon vous, la prise de position de l'Etat de Côte d'Ivoire dans cette affaire n'arrive-t-elle pas trop tard ?


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