Burkina Faso : attentats du Splendid Hôtel et du Cappuccino, l'heure est au bilan à Ouaga

Par Gary SLM
Publié le 18 janvier 2016 à 10:47 | mis à jour le 18 janvier 2016 à 10:47

A Ouagadougou, les populations sont encore sous le choc des attaques qui ont secoué la capitale burkinabè. Passée l'heure de la surprise et de la fraîcheur des émotions, des cris, des pleurs et de la consternation totale, les choses commencent à être on ne peut plus claires, d'après Jeune Afrique. Retour sur un vendredi pas comme les autres, le "vendredi noir" vécu par tout un pays.

Ouagadougou se remet tout doucement de son mal

Ouagadougou ouvre la boîte de pandore peu à peu seulement 48 heures après les attaques meurtrières survenues dans l'enceinte du Splendid Hôtel mais aussi sur la terrasse du restaurant Le Cappuccino. Les informations tombent au compte-gouttes mais elle sont déjà de nature à faire la lumière sur cette tragédie. Des faits, il ressort qu'il est 19h30 quand des hommes armés, des Arabes et des Noirs issus d'Aqmi, font irruption sur la terrasse du restaurant et font feu sur ses occupants en prenant le soin de scander « Allah Akbar ». A 20h, soit une demi-heure plus tard, ils déboulent au Splendid Hôtel. Les autorités dénombreront 29 civils tués.

La ville est en alerte. Les forces de Défense et de Sécurité déploient leur dispositif après avoir évacué les victimes par l'entremise des sapeurs pompiers dépêchés sur les lieux. Elles resteront postées là sans pouvoir donner l'assaut car elles ne disposent pas d'équipement pouvant leur permettre de le faire. Ce n'est qu'à l'arrivée des forces spéciales françaises venues de Gao (Mali) à 1h du matin que l'assaut fut donné. S'en suivent alors des tirs nourris entre les terroristes et les militaires français jusqu'à 5h. Dès le lever du jour du samedi 16 janvier (7h du matin), quatre assaillants sont tués.

Le théâtre des opérations, l’avenue Kwame N’Krumah située en plein coeur de Ouagadougou sera quadrillée. Le chef de l'Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré s'est rendu sur les lieux dès le lendemain et a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire dans la même journée du samedi. Le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré a fait le point sur cet attentat.

Pendant que certains affirment que les terroristes étaient au nombre de quatre et qu'ils ont tous été abattus, d'autres bottent en touche cette assertion en se fondant sur le fait que la résistance que les assaillants ont opposé aux troupes françaises était telle qu'ils ne pouvaient qu'être plus nombreux. En attendant, Ougadougou pleure ses morts et essaye de réorganiser son dispositif sécuritaire.


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