Gabon - France : pour Valls, Matignon tente une opération de charme vis-à-vis de Libreville

Par Gary SLM
Publié le 19 janvier 2016 à 11:45 | mis à jour le 19 janvier 2016 à 11:45

Matignon a décidé de « calmer le jeu » pour mettre fin à la brouille diplomatique entre Libreville et Paris. Dans le courant de la journée du lundi 18 janvier, le Cabinet du Premier ministre français a décidé de prôner l'apaisement tout en prétextant la « fatigue » de Manuel Valls. Mais les autorités gabonaises en attendent davantage, nous rapporte Jeune Afrique.

Matignon prône l'apaisement

Matignon ne veut pas laisser prospérer pendant longtemps la brouille diplomatique entre Paris et Libreville. La cellule diplomatique des services de Manuel Valls est donc montée au créneau afin de faire retomber la pression qui est née à la suite des propos du chef du gouvernement français jugés incendiaires par le pouvoir d'Ali Bongo Ondimba.

En attendant de faire une déclaration dans ce sens, Du côté du 57 rue de Varenne, dans le 7è arrondissement de Paris (le siège de l'Hôtel de Matignon), on a bien voulu mettre en avant la fatigue de M. Valls. Cette opération de charme envers les autorités gabonaises ne semble pas avoir jusque-là l'effet escompté.

De son côté, Libreville est toujours remonté contre la France et n'a pas tardé à rappeler l'ambassadeur du Gabon accrédité auprès de l'Hexagone, Germain Ngoyo Moussavou, pour consultation. Ainsi, Pacôme Moubelet-Boubeya, le ministre de l'Intérieur gabonais appelle à des « éclaircissements » rapides des déclarations du numéro 2 de l'exécutif parisien.

Les ballets diplomatiques se multiplient entre les deux pays en ce moment afin de trouver une issue heureuse à cette crise. Une source diplomatique gabonaise affirme même qu'« il n’y a pas d’intention de nuire, les équipes de Manuel Valls ont répété qu’il tenait aux bonnes relations entre la France et le Gabon. »

Via les réseaux sociaux, Romain Nadal, le porte-parole du Quai d’Orsay (ministère des affaire Etrangères de la France), a rappelé les liens séculaires historiques qui dictent les rapports entre le Gabon et la France. A l'origine des tensions, une émission diffusée sur les antennes de France 2 ce samedi 16 janvier, au cours de laquelle Manuel valls avait déclaré qu'Ali Bongo n'avait pas été élu « comme on l'entend ».


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