Côte d'Ivoire : mandat d'arrêt international contre Soro, le Parlement fustige le Burkina

Par Gary SLM
Publié le 20 janvier 2016 à 16:46 | mis à jour le 20 janvier 2016 à 16:46

Le Parlement ivoirien a, dans un communiqué rendu public ce mercredi 20 janvier 2016 sur guillaumesoro.ci, dénoncé l'attitude peu empreinte de courtoisie du Burkina Faso. Les parlementaires ivoiriens ont tenu à marquer leur soutien à leur premier responsable, Guillaume Soro qui est visé par un mandat d'arrêt international lancé contre lui par la justice militaire burkinabè.

Le Parlement craint une brouille diplomatique entre les deux pays

Le Parlement ivoirien vole au secours de Guillaume Soro. Soupçonné d'avoir pris part au coup d'Etat manqué au Burkina Faso en septembre dernier, le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Les Députés ivoiriens n'ont pas tardé à réagir : « Ledit mandat est servi aux autorités ivoiriennes par l’intermédiaire d’Interpol Côte d’Ivoire, saisi par Interpol Burkina Faso, au mépris des relations de bon voisinage qui ont toujours existées entre les deux pays ainsi que des us et coutumes diplomatiques. »

Aussi poursuivent-ils en : « Devant une telle situation qui risque d’exacerber les tensions communautaires et développer un sentiment de rejet, préjudiciable aux relations séculaires d’amitié et de fraternité entretenues par les deux pays, le Bureau s'indigne et Condamne, avec la dernière énergie, cette attitude qui bafoue l’immunité parlementaire du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et qui pourrait sacrifier sur l’autel de la politique, les intérêts de deux peuples qui ont une longue tradition d’amitié et de fraternité. »

Analysant les détails de cette affaire qui est née de la diffusion par le journaliste franco-camerounis, Théophile Kouamouo d'une bande-son sur internet et qui incrimine Soro, le pouvoir législatif ivoirien crie son ras-le-bol et « s'insurge contre ce mandat d’arrêt qui est juridiquement inopérant, et diplomatiquement inconséquent et inamical », et « exige le retrait pur et simple de ce mandat ».


Après la sortie de la Présidence de la République de Côte d'Ivoire le lundi 18 janvier dernier, cette déclaration du Parlement vient enfoncer le clou et laisse transparaître la relation tumultueuse entre le Burkina Faso et son grand voisin ivoirien.


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