Côte d'Ivoire : pour son ami Gbagbo, Aboudramane Sangaré s'en prend à la CPI

Par Gary SLM
Publié le 15 février 2016 à 13:24 | mis à jour le 15 février 2016 à 13:24

Aboudramane Sangaré a fait savoir la position de son camp. Le chef de file des partisans du "Gbagbo ou rien" au sein du FPI est sorti du silence à la suite de l'injonction faite par le juge-président Cuno Tarfusser à la défense de Laurent Gbagbo de ne plus utiliser le qualificatif de président pour le désigner, révèle Alerte Info.

Aboudramane Sangaré invite la CPI à être impartiale.

Aboudramane Sangaré ne décolère pas depuis que le juge-président Cuno Tarfusser a interdit aux avocats de l'ex-chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, de l'appeler "monsieur le président" devant la Cour Pénale Internationale (CPI). Par l'entremise de Boubacar Koné, porte-parole de ce groupe du Front Populaire Ivoirien (FPI), ce proche parmi les proches du président déchu a déclaré via un communiqué rendu public ce dimanche 14 février qu'il conteste cette décision.

"Le gardien du temple", comme l'appellent ses partisans, estime que cette mesure n'a pas de fondement juridique : "Le FPI s’indigne et élève une vive protestation contre la décision politique prise par les juges de la CPI interdisant à la défense du Président Laurent Gbagbo de l’appeler Président Gbagbo"

Rappelons que la représentante légale des victimes Paolina Massidda avait soulevé la question de l'utilisation du titre de "monsieur le président" au cours du procès. La Cour a répondu favorablement à sa requête au grand dam de Me Emmanuel Altit : « La chambre convient que vous avez parfaitement raison (…) Un titre reste attaché à jamais (…) Mais, nous sommes ici dans une salle d’audience et les accusés sont tous égaux devant la loi (…) La chambre vous demande donc de ne plus utiliser ce titre. »


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