Burkina : la justice fouine partout et fait trembler les pouvoirs publics

Par Gary SLM
Publié le 16 février 2016 à 12:46 | mis à jour le 16 février 2016 à 12:46

La justice burkinabè semble avoir gagné des galons en un laps de temps. Après avoir été muselées pendant plusieurs décennies, les instances judiciaires de ce pays sont en train de s'affirmer depuis la révolution d'octobre 2014 en déclassifiant certains dossiers, nous rapporte Jeune Afrique.

La justice burkinabè asseoit son indépendance.

La justice burkinabè souffle le chaud et le froid au Burkina Faso. Déjà le 25 septembre 2015, soit plus d'une semaine après le putsch manqué du Général Gilbert Diendéré, le procureur de la République, Laurent Poda avait déclenché une procédure judiciaire visant des membres de l'ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).

Selon Me Guy-Hervé Kam du Balai citoyen (un mouvement de la société civile), cet acte fort était la suite logique des aspirations exprimées par le peuple lors du vaste élan de contestation populaire qui avait évincé Blaise Compaoré du pouvoir : « C’était même une revendication essentielle de la rue. Le régime de transition n’avait pas d’autre choix que d’y répondre. »

Signe tangible de son indépendance, la justice burkinabè a rouvert les dossiers Thomas Sankara et Norbert Zongo qui étaient tombés dans l'oubli.

En outre, après les états généraux de la justice, plusieurs décisions ont été arrêtées en l'occurrence la volonté affichée de l'appareil judiciaire de travailler en toute quiétude sans ingérence de l'exécutif. Le cas du président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis janvier 2016, finit de convaincre sur le fait que les choses évoluent du côté de Ouagadougou.


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