Avec l'agrément de la BCEAO, Orange Money menace de plus en plus les banques traditionnelles

Par Gary SLM
Publié le 01 mars 2016 à 18:35 | mis à jour le 01 mars 2016 à 18:35

Orange Money peut désormais exercer en toute légalité en utilisant la monnaie électronique dans certains pays ouest-africains. La BCEAO a donné l'autorisation à la firme française d'effectuer ses opérations librement. Le coordonnateur général de ce département chez le géant des télécoms, Marc Rennard n'a pas caché sa satisfaction dès l'annonce de cette nouvelle, apprend-on de Jeune Afrique.

Orange Money veut concurrencer les banques.

Orange Money vient de voir sa demande d'agrément acceptée. Introduite fin 2014 auprès de plusieurs organes décisionnels du secteur notamment la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), sa requête a reçu l'assentiment des grands décideurs. Ce qui lui permet dorénavant de se positionner au Sénégal, au Mali, en Cote d’Ivoire et en Guinée comme un concurrent sérieux pour les établissements bancaires.

Marc Rennard, le directeur général adjoint d’Orange chargé de l’expérience client et des services financiers sur mobile, explique le bienfondé d'un tel succès : « Ces agréments sont devenus nécessaires du fait de l’évolution de la règlementation. Ils vont nous permettre plus de flexibilité pour le développement de nouveaux services et nous donnent également davantage de responsabilités pour le bon respect du KYC (système d’identification des clients, Ndlr). »

Ainsi, les clients Orange peuvent désormais payer leurs factures ou faire des transferts d’argent via leurs comptes Orange Money, indépendamment des structures bancaires classiques. L'opérateur français des télécommunications jouit renforce son leadership en Afrique de l'Ouest, son hégémonie surtout. Avec 110 millions de clients à travers l'Afrique et le Moyen-Orient (chiffres de 2015), Oranges est en train de faire une percée fulgurante dans la monnaie électronique. Ses 16,4 millions de comptes Orange Money lui ont permis d'engranger près de 4,5 milliards d’euros, soit plus de 31 % dans la seule année 2014.


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