Côte d'Ivoire : l'opération « épervier » lancée contre les « microbes » à Abidjan

Par Gary SLM
Publié le 19 mai 2016 à 20:54 | mis à jour le 19 mai 2016 à 20:54

La Côte d'Ivoire renoue enfin avec l'écoute du peuple par les autorités gouvernementales. Longtemps la population a été meurtrie par le phénomène des "microbes". Ce n'est que dans la nuit du mardi 17 mai à hier mercredi 18 mai 2016 que plus de 250 suspects dont l’âge varie entre 10 et 30 ans, ont été interpellés dans les communes d’Abobo et de Yopougon, par les forces de l'ordre.

les « microbes » traqués à Abidjan

La Côte d'Ivoire, au lendemain de la crise postélectorale, a connu un fléau humain déconcertant en occurrence le phénomène des "microbes". Il s'agit des enfants dont l'âge varie entre 9 et 17 ans qui s'adonnent à des tueries horribles sur les paisibles populations sous le regard silencieux du Gouvernement Alassane Ouattara. Ce mercredi 18 mai 2016, à Abidjan-Plateau, le Préfet de police d’Abidjan, le Commissaire divisionnaire, Yao Kouamé Joseph, lors d’une conférence de presse a annoncé une opération des forces de l'ordre groupées (Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo), la Brigade anti émeute (Bae), la Police judiciaire (Pj), la Police anti drogue (Pad)) dite opération "épervier". Dans sa première phase, cette opération a permis de mettre le grappin sur 250 "microbes" à Yopougon et à Abobo. Il a ajouté que « Cette opération va s’étendre aux autres communes du district d’Abidjan ». Les personnes interpellées avaient en leur possession des armes blanches et des stupéfiants.

M.Yao Kouamé Joseph a par ailleurs expliqué que cette traque a été lancée dans les communes d'Abobo et de Yopougon (des communes d'Abidjan) parce que la plupart des cas d’agressions signalés et attribués à ces jeunes délinquants, plus connus sous le sobriquet de « microbes », proviennent de ces deux communes. Poursuivant, il a ajouté que durant la journée de ce mercredi 18 mai 2016, plusieurs autres arrestations ont eu lieu dans d’autres secteurs tels que Cocody-Angré et Adjamé. D’autres patrouilles sont toujours en cours dans les communes de Yopougon et d’Abobo et dans d’autres secteurs dangereux.

Espérons que ces traques vont déroger à la règle du "m'as tu vu" reprochée à ce Gouvernement qui sous la pression populaire feint de réagir avec sérieux puis relâche en secret les meurtriers pour s'en servir au moment décisif des élections. Ces "microbes" seraient le prolongement de la rébellion en Côte d'Ivoire et avaient reçu la mission de s'en prendre à mort aux pro-Gbagbo et aux militants du Front Populaire Ivoirien (FPI).


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