Côte d'Ivoire : Human Rights Watch se signale au procès de Simone Gbagbo

Par Gary SLM
Publié le 31 mai 2016 à 08:56 | mis à jour le 31 mai 2016 à 08:56

La Côte d’Ivoire, ce jour, assistera encore au procès de Simone Gbagbo. Selon Human Rights Watch,

ce procès devra être équitable et suivi de poursuites à l’encontre de commandants pro-Ouattara. Le procès en Côte d’Ivoire qui vise la Première dame Simone Gbagbo pour crimes contre l’humanité pourrait représenter un moment charnière pour la justice, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Human Rights Watch au procès de Simone Gbagbo en Côte d'Ivoire

Human Rights Watch, en Côte d'Ivoire, n'entend pas se taire au sujet du procès non équitable de la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo qui redémarre ce mardi 31 mai 2016.Toutefois, afin que ce procès ait une réelle valeur pour les victimes, il doit être crédible, équitable, et suivi par d’autres procès visant les auteurs de violations des droits humains des deux parties à la crise postélectorale de 2010-2011. Plusieurs organisations de défense des droits humains agissant au nom des victimes ont refusé de participer au procès de Simone Gbagbo, qui doit s’ouvrir le 31 mai 2016. Elles ont invoqué une enquête incomplète sur son rôle dans les violations commises, ainsi que des manquements à la procédure criminelle de la Côte d’Ivoire dans les préparatifs du procès:« Le procès de Simone Gbagbo – le premier en Côte d’Ivoire pour crimes contre l’humanité – devrait être une opportunité pour les victimes des forces pro-Gbagbo de connaître la vérité sur son rôle présumé dans les exactions commises », a déclaré Jim Wormington, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Mais à moins que le procès ne soit crédible et équitable, les espoirs des victimes seront de courte durée. »

La crise postélectorale a été provoquée par le refus du président Laurent Gbagbo, de céder son pouvoir à Alassane Ouattara, après l’élection présidentielle de novembre 2010. Ce refus a occasionné des violences et finalement une résurgence du conflit armé. De décembre 2010 à mai 2011, au moins 3 000 civils ont été tués et plus de 150 femmes ont été violées, de graves violations des droits humains étant commises par les deux parties.


Simone Gbagbo sera jugée par la Cour d’Assises pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. L’accusation allègue que pendant la crise postélectorale, elle a participé à une « cellule de crise » composé de dirigeants du parti politique de son mari et de Ministres clés du gouvernement qui a planifié et organisé des exactions à l’encontre de partisans de Ouattara afin de maintenir son mari au pouvoir à tout prix.


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