Burkina : « libérez Djibrill Bassolé ! », l'ultimatum des militants de la NAFA

Par Gary SLM
Publié le 11 juillet 2016 à 15:07 | mis à jour le 11 juillet 2016 à 15:07

Djibrill Bassolé est en ce moment au centre d'un antagonisme qui prend de plus en plus de proportion. C'est que pour ses partisans de la NAFA, l'ancien ministre des Affaires étrangères du Faso est un « prisonnier politique ». Ils demandent donc sa libération sans condition et appellent les Burkinabè à rallier leur cause, nous rapporte koaci.com.

Djibrill Bassolé, un prisonnier politique selon ses partisans

Les militants et sympathisants de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) sont excédés de voir Djibrill Bassolé derrière les barreaux. Les anciens de cette formation politique sont donc montés au créneau pour réclamer la «libération immédiate» de leur leader : « Il faut reconnaître que ceux qui accusent Djibrill Bassolé peinent à trouver des preuves pour le maintenir en prison. » Selon Adama Yaméogo, le président de l'union nationale des anciens, le général Bassolé est un « prisonnier politique » dont « les droits ont été volontairement, intentionnellement et délibérément violés par la justice burkinabé ».

Ce sont donc des militants déterminés à en découdre avec l'actuel pouvoir qui se sont rassemblés. Ils entendent s'appuyer sur l'injonction faite à l’État burkinabè par le tribunal communautaire sous-régional de rétablir l'ancien ministre de Blaise Compaoré dans ses droits. À cet effet, ils cherchent à rallier « les patriotes épris de paix, de justice et de démocratie » à leur combat. À en croire Yaméogo, Roch Kaboré et son gouvernement cherchent à éliminer de potentiels adversaires en les maintenant en prison. Cette attitude qu'il traite de discriminatoire serait donc en train de créer une véritable fracture sociale au Faso.

Notons que le général Djibrill Yipènè Bassolé est considéré comme le cerveau présumé du putsch manqué de septembre 2015. Plusieurs chefs d'inculpation dont l'atteinte à la sûreté de l'État, la collusion avec des forces étrangères, les meurtres et des coups et blessures, destructions de biens ont été retenus contre lui. Il est actuellement incarcéré à la Maison d'arrêt et de correction des armées (Maca) avec le général Diendéré et plusieurs coaccusés.


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