Côte d'Ivoire : la violence de la FESCI filmée par des caméras cachées

Par Gary SLM
Publié le 20 juillet 2016 à 12:37 | mis à jour le 20 juillet 2016 à 12:37

La violence survenue le lundi dernier par le fait de la FESCI a été filmée par des caméras cachées faisant partie du dispositif sécuritaire du Centre de Coordination des Opérations de sécurité (CCDO) sur le campus.

La FESCI filmée en plein acte de violence

La FESCI ou la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d'Ivoire, a été prise en flagrant délit de violence grâce à des caméras cachées par le Centre de Coordination des Opérations de sécurité (CCDO) sur le campus. Une vidéo de 4 minutes montre des étudiants, en pleine besogne d'incendier un véhicule au niveau d’un amphithéâtre.

En effet, le lundi dernier 18 juillet 2016, des combats dignes d'être qualifiés de "guerre" ont eu lieu entre les policiers et les étudiants membres de la FESCI, à l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan Cocody. Les étudiants entre les revendications objectives académiques (conditions d'études et de vie), refusaient de céder leurs résidences universitaires pour le compte des jeux de la Francophonie prévus pour 2017.

Pour crier leur mécontentement face à l'obstination du gouvernement de vouloir les déloger coûte que coûte, y compris par la force, les membres de la FESCI, le plus puissant syndicat en milieu universitaire, a répondu par l'extrême violence, en brûlant des véhicules, blessant des policiers, cassant des vitres de bureaux et saccageant des locaux.

Chaque fois que la violence de la FESCI monte d'un cran, M. Alassane Dramane Ouattara est hors du pays. La dernière fois où des étudiants avaient été interpellés dont le Sg de la FESCI, Assi Fulgence Assi, c'était pareil. Cette fois encore, M. Ouattara rentre du 27è sommet de l'Union Africaine après tout ce désordre causé à son absence.

Comment faut-il comprendre ces coïncidences? L'Etat de Côte d'Ivoire gagnerait à ne pas fuir les problèmes des étudiants et des Enseignants-Chercheurs, mais à les résoudre surtout quand on se targue d'appartenir à un régime de braves, une République des "bravetchè". Un brave, ce n'est pas un fugitif...


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