Gabon : Présidentielle, le PS français évoque une alternance, le camp Bongo se fâche

Par Gary SLM
Publié le 29 août 2016 à 19:12 | mis à jour le 29 août 2016 à 19:12

Le PS français a produit, ce dimanche, un communiqué on ne peut plus tendancieux sur l'élection présidentielle au Gabon. Alors que la Cenap était en plein dépouillement, la gauche française a annoncé une alternance au pays d'Omar Bongo. Cette déclaration a soulevé le courroux du camp du président sortant, apprend-on de Jeune Afrique.

Le PS français et Ali Bongo se regardent désormais en chiens de faïence

Le Parti socialiste français (PS) et le président gabonais Ali Bongo Ondimba ne sont plus en odeur de sainteté. Ce malaise entre ces deux entités qui paraissait à peine perceptible risque d'éclater au grand jour. En effet, le parti de François Hollande a déclaré, hier, à propos de la présidentielle au Gabon : « Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne volonté et un exemple. » Cette déclaration qui arrive comme un chien dans un jeu de quilles a suffi à heurter le président sortant. Surtout que le Premier ministre français, Manuel Valls, avait déclaré, le 16 janvier dernier : « Ali Bongo n’a pas été élu comme on l’entend. »

C'est donc à juste titre que l'un des conseillers du locataire du Palais de bord de mer est aussitôt monté au créneau : « Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons plus que l’on nous traite comme une colonie. Le Parti socialiste français a une échéance électorale à préparer en France. Qu’il s’en occupe avant de se préoccuper des élections gabonaises. » Outre cette réaction énergique, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) entend également se prononcer ce lundi soir.

Notons qu'à la suite du scrutin présidentiel du 27 août dernier, les deux favoris, Jean Ping et Ali Bongo revendiquent tous deux la victoire. Alors que les résultats officiels ne seront proclamés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) que le mardi. Les Gabonais redoutent donc une crise postélectorale qui serait dommageable pour ce pays, naguère havre de paix.


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