RDC : Après les violences, Joseph Kabila dans le viseur de l'ONU ?

Par Gary SLM
Publié le 28 septembre 2016 à 18:42 | mis à jour le 28 septembre 2016 à 18:42

Joseph Kabila n'est nullement sorti de l'ornière après les violences qui ont émaillé une manifestation de l'opposition. Selon Kate Gilmore, la plupart des victimes de ces manifestations seraient le fait des forces proches du président Kabila. La haute commissaire adjointe aux droits de l’homme à l’ONU a donc demandé l'ouverture d'une enquête pour élucider cette affaire.

Joseph Kabila, responsable des violences et tueries ?

Joseph Kabila et ses proches pourraient être visés par une enquête sous peu. Celle-ci fait suite aux violences des 19 et 20 septembre derniers lors de la marche des mouvements de l'opposition. En effet, plusieurs personnes ont été tuées, de nombreuses autres blessés et d'importants dégâts matériels lors de ces manifestations. Ainsi, Kate Gilmore, la haute commissaire adjointe aux droits de l’homme s'est voulue formelle : « Une enquête indépendante, transparente et crédible est nécessaire pour traduire en justice les auteurs et les instigateurs des violences. » D'après le bilan dressé par son organisme, les 49 civils tués et les 127 blessés seraient le fait « de la Garde républicaine, de l’armée et de la police ».

De leur côté, pouvoir et opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de ces massacres, établissant un bilan à leur guise. Tandis que la police annonce 32 morts, les opposants évoquent entre 50 à 100 personnes tuées lors à Kinshasa. Quoi qu'il en soit, les enquêtes annoncées par l'ONU permettront d'élucider ce qui s'est réellement passé durant ces folles journées. Mais en attendant, le gouverneur de Kinshasa propose une assistance aux familles dont des membres sont morts lors des évènements. Cette aide s'élève à 5 000 dollars (environ 4500 euros) par victime.

Notons qu'une coalition de l'opposition conduite par Étienne Tshisékédi avait décidé de déposer une motion à la Céni pour demander le départ de l'actuel président congolais à la fin de son mandat, c'est-à-dire le 19 décembre prochain. La mauvaise tournure des évènements a entrainé tout ce tohu-bohu largement relayé par la presse nationale et internationale. Dans la foulée de ces affrontements, Kabila est allé rencontrer le Pape François au Vatican.


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