RDC : sanctions américaines contre Évariste Boshab et Kalev Mutond

Par Gary SLM
Publié le 13 décembre 2016 à 10:58 | mis à jour le 13 décembre 2016 à 10:58

Deux très proches collaborateurs du président Kabila viennent de faire l'objet d'une sanction ciblée de la part des États-Unis. Les avoirs d'Évariste Boshab et Kalev Mutond au pays de l'oncle Sam ont été gelés par les autorités américaines. Le motif allégué c'est que ces deux personnalités seraient directement responsables de l'enlisement de la crise en RDC.

Les avoirs d'Évariste Boshab et Kalev Mutond gelés aux USA

La crise qui secoue actuellement la RD Congo est en train d'avoir des répercussions en dehors des frontières nationales. À la suite de l'UE, les États-Unis viennent également de prendre des sanctions à l'encontre de deux personnalités congolaises. En effet, les avoirs d'Évariste Boshab, vice-premier ministre en charge de l'Intérieur et Kalev Mutond le chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ont été gelés par le trésor américain. Il est également interdit aux citoyens américains de faire affaire avec ces personnalités congolaises sanctionnées.

Car, il est fait grief à ces derniers de « menacer les institutions et de nuire au processus démocratique ». Concernant le ministre Boshab, il aurait corrompu les parlementaires pour légiférer en faveur d'une prolongation de mandat pour Joseph Kabila. « Il est l'un des acteurs clés dans la stratégie de maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la date du 19 décembre 2016 », selon le département d'État américain. Quant à Mutond, il serait le maître artificier des violences contre les membres de l'opposition qui ont émaillé le pays. En outre, il serait « lié au trafic illégal de minerais » qui a cours en ce moment en RDC.

La pression internationale contre Kabila se précise de plus en plus. Sans être directement visé, voilà que deux de ses responsables clés viennent d'être sanctionnés. Aussi, le dialogue politique initié par le clergé congolais pour faire baisser la tension dans ce vaste et riche pays d'Afrique centrale est très salutaire. Notons que toutes ces sanctions interviennent à une semaine de la fin officielle du mandat de Kabila.

Pourront-elles le faire fléchir pour renoncer à un troisième mandat ?




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