Côte d'Ivoire: ignorés par le gouvernement, les fonctionnaires radicalisent leur grève

Par Gary SLM
Publié le 16 janvier 2017 à 08:38 | mis à jour le 16 janvier 2017 à 08:38

Deux poids, deux mesures, les fonctionnaires crient à l'injustice et radicalisent leur mouvement de grève. Aujourd'hui, lundi 16 janvier 2017, la grève des fonctionnaires et agents de l'Etat est reconduite pour cinq jours. Le gouvernement a ignoré et menacé de ne pas virer les salaires de fin janvier, mais a fait allégeance aux mutins.

La grève des fonctionnaires de Côte d'Ivoire se radicalise

Les fonctionnaires de Côte d'Ivoire ont reconduit leur mouvement de grève depuis ce matin lundi 16 janvier 2017 et ce, jusqu'au vendredi prochain, soit encore cinq jours d'arrêt de travail. Pour les fonctionnaires, en privilégiant les mutins rebelles aux travailleurs dont la force de travail permet de sortir les richesses qui vont servir à apaiser à hauteur de 12 millions au moins les hommes en armes dans l'ignorance totale des revendications justifiées des fonctionnaires, l'Etat a choisi de sacrifier le bien-être des Ivoiriens sur l'autel des mercenaires de guerre.

C'est pourquoi, la Plateforme nationale des fonctionnaires et agents de l'Etat a décidé de radicaliser son mouvement de grève par des manifestations de tous ordres, où marches, meetings, sit-in et autres moyens démocratiques et pacifiques de lutte seront au rendez-vous. La Société civile digne de Côte d’Ivoire, au regard de cette injustice flagrante, a choisi d'épauler les fonctionnaires en se joignant à eux pour manifester:

Nous sommes ici cet après midi à vos cotés pour vous apporter notre soutien parce que votre combat est juste, vos revendications sont légitimes et justifiées. Nous sommes venus témoigner aux yeux du monde que le peuple de Cote d’Ivoire est décidé à marquer la rupture,” a déclaré Patrick Sahi, président de la Société civile digne.

Et d'ajouter que “Désormais, nous serons ensemble, au dessus de tout clivage pour mener le combat de notre bien-être. La lutte des uns est désormais celle des autres. Nous ne pouvons pas continuer à nous faire appeler organisation de la société civile et rester passifs, voire amorphes lorsque nous voyons les acquis sociaux disparaître du fait de ce qu’il convient d’appeler méchanceté inouïe et égoïsme caractérisé (...) Nous allons faire du porte à porte, s’il le faut, et nous l’avons déjà commencé même dans les marchés pour expliquer aux populations très souvent victimes de désinformation, le bien fondé de votre lutte. Une lutte dont la justesse n’a d’égal que la noblesse des objectifs à atteindre, " a conclu le président.

Les fonctionnaires ont même décidé de ne pas assurer de service minimum...

.


Afficher les commentaires
Articles les plus lus