Côte d’Ivoire : Le CEMA Sekou Touré en désaccord avec les ex-Fds mutins hier

Par Gary SLM
Publié le 24 janvier 2017 à 08:48 | mis à jour le 24 janvier 2017 à 08:48

Le chef de l’état-major des armées de Côte d’Ivoire, le General de Divison Sekou Touré a rencontré les ex-Fds mutins hier lundi 23 janvier 2017. Contre toute attente, le remplaçant de Soumaïla Bakayoko se serait montré ferme envers ses hommes qui, selon lui, n’auront rien des 12 millions de FCFA chacun qu’ils réclament au gouvernement.

Sekou Touré aurait désavoué les ex-Fds mutins

Comment va se terminer l’affaire de la mutinerie des soldats ivoiriens ? C’est la grande question que l’on se pose en ce moment à Abidjan. Alors que les ex-Fds mutins réclament le même traitement que les anciens rebelles (FAFN), leur chef d’état-major M. Sekou Touré les aurait désavoués. Selon une source proche du dossier, il aurait fait savoir à ses hommes à Akouédo où ils étaient en réunion, que le ministre de la Défense ou le Premier ministre n’ont jamais évoqué de primes à verser aux ex-Fds ou aux gendarmes.

Le General de Divison Sekou Touré se serait même montré intransigeant. Il aurait déclaré aux militaires qu’ils pouvaient faire ce qu’ils veulent. Visiblement, cette rencontre entre le CMA et les mutins s’est soldée par un échec. Les soldats vont-ils en rester là, on se la pose.

Il faut savoir que les ex-Fds mutins réclament chacun une prime de 12 millions de FCFA au gouvernement. Cette revendication est née de la mutinerie d’anciens soldats FAFN qui ont été récemment payés 5 millions de FCFA chacun. Ce sont 8400 personnes qui attendent ensuite un versement d’un million chacun sur les 7 prochains mois. Ce montant leur est versé en guise de prime Ecomog, la force africaine qui devait déloger l’ancien président Laurent Gbagbo lors de la crise de 2010-2011.

Zéro centime pour les ex-Fds, et maintenant ?

Les anciens Fds estiment que le gouvernement fait du deux poids deux mesures dans cette affaire. Alors qu’ils ont eux aussi combattu pour protéger les Institutions du pays, ils ne comprennent pas pourquoi l’argent de ce pays servirait à payer une prime qui n’engageait pas l’État ivoirien à leurs anciens agresseurs. Pour preuve, aucune trace de cette prime n’existe dans les comptes de l’État. Cet engagement aurait été pris oralement par les anciens responsables de la rébellion.


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