Côte d’Ivoire : La Plateforme des fonctionnaires menace à nouveau

Par Gary SLM
Publié le 07 février 2017 à 17:08 | mis à jour le 07 février 2017 à 17:08

Il n’y a pas d’accord entre le gouvernement de Côte d’Ivoire et la Plateforme des fonctionnaires, du moins sur certains points importants. Les derniers refusent d’abandonner leurs revendications sur les stocks des arriérés de salaires des enseignants.

La Plateforme des fonctionnaires pourrait rebattre le pavé

Les rues d’Abidjan et de l’intérieur du pays pourraient prochainement retrouver une ambiance de grève. Les enseignants qui ont récemment fait parler d’eux aux côtés des autres fonctionnaires refusent de céder sur une de leurs revendications. En effet, même s’ils reconnaissent avoir acquis pas mal de choses après leur dernière grève, ils refusent de céder sur la question des stocks des arriérés de salaires des enseignants.

À Sinfra, le secrétaire général national du SYLEG et secrétaire général de la Plateforme, Diomandé Mamadoua a lâché « Nous avons gagné beaucoup, mais il reste encore beaucoup à gagner, il ne sera pas question de céder sur les stocks des arriérés de salaires des enseignants…»

L’équipe gouvernement en Côte d’Ivoire est vraiment en difficulté avec les problèmes soulevés quasi concomitamment par les différents travailleurs de l’État. 8400 militaires avaient ouvert le bal des grèves avec la revendication d’une prime dite « Ecomog » de 12 millions FCFA chacun. Ils ont depuis été rejoints par près de 30 000 soldats qui réclament le même montant.

Les fonctionnaires étaient eux aussi dans la rue pour plusieurs revendications. Ils ont bloqué l’économie nationale durant plusieurs jours avant de s’accorder avec les autorités sur la nécessité de suspendre leur mot d’ordre de grève. Ce mardi matin, les Forces spéciales d’Adiaké se sont mutinées. Les populations apeurées sont restées chez elles et tous les commerces de la ville sont restés fermés.

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui vient d’entrer en fonction va devoir régler tous ces problèmes. S’il y parvient avec succès, il pourra rassurer les militants de son parti et au-delà sur sa capacité à diriger le pays. En cas d’échec, il devra ranger au placard toutes ses ambitions présidentielles.


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