Côte d'Ivoire : Insécurité à Bouaké, les étudiants crient leur ras-le-bol

Par Gary SLM
Publié le 09 mars 2017 à 09:52 | mis à jour le 09 mars 2017 à 09:52

La sécurité a vraisemblablement foutu le camp à Bouaké, l'ex-fief de la rébellion. Comme illustration, un étudiant est passé de vie à trépas après avoir été mortellement poignardé par deux brigands. Les autres étudiants sont donc massivement sortis pour dénoncer l'insécurité galopante.

Un étudiant poignardé, ses camarades étudiants manifestent

L'affaire continue de secouer la ville martyre de Bouaké, et les élèves et étudiants sont véritablement sur le pied de guerre. En effet, en pleine journée de ce mardi, un étudiant a été poignardé par deux quidams qui l'ont dépouillé de ses biens, dont deux téléphones portables. C'était visiblement le crime de trop, car les autres étudiants sont massivement sortis. Ils ont pris d'assaut la ville, fermant au passage les autres établissements jouxtant l'université.

Koné Kiyali, un étudiant en Histoire, semble avoir les indices au sujet des auteurs de cette forfaiture : « Chaque fois qu’il y a un braquage, un vol ou un cambriolage, il y a forcément un militaire impliqué. » Puis, il ajoute : « Quand ils reçoivent leur solde, c’est l’accalmie dans la ville. Mais dès qu’ils finissent de dilapider les fonds, l’insécurité reprend. » Ce tableau bien dépeint par cet étudiant est totalement partagé par bon nombre d'observateurs. Selon eux, les armes ont tellement circulé à Bouaké que la criminalité y est montée d'un cran.

Par ailleurs, un autre étudiant interpelle les autorités afin de trouver une solution définitive à leur situation. Selon ce dernier, en plus des affres de la guerre, le sous-emploi est également le facteur majeur du grand banditisme. Il préconise donc que le gouvernement s'y attaque prioritairement. Surtout que plusieurs personnes détiennent encore des armes de guerre par dévers elles. Un ratissage complet et un autre service civique s'imposent afin de désamorcer la poudrière bouakéenne. Telle est la proposition d'un autre habitant de la ville.


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