Côte d'Ivoire : Agrobusiness, l'annonce de Bruno Koné qui va fâcher les souscripteurs

Par Gary SLM
Publié le 23 mars 2017 à 11:31 | mis à jour le 23 mars 2017 à 11:31

Le remboursement des souscripteurs d'agrobusiness se poursuit dans une deuxième phase, comme indiqué par le gouvernement. Mais le ministre Bruno Nabagné Koné annonce qu'il n'y a que 24 milliards de FCFA sur les 101 investis. Les souscripteurs se posent donc de multiples questions sur le recouvrement de leur créances.

Bras de fer à l'horizon entre gouvernement et souscripteurs d'agrobusiness

L'opération de remboursement des souscripteurs des sociétés d'agrobusiness se poursuit tant bien que mal. En effet, au sortir du conseil des ministres d'hier, Bruno Koné porte-parole du gouvernement, a donné des informations sur l'état des caisses desdites sociétés : « Il a été enregistré en tout, 21 sociétés d’agrobusiness et 53 593 souscripteurs pour 79 553 contrats. » Avant de poursuivre : « Ces souscripteurs ont investi un total de 101,600milliards FCFA. Cependant, les ressources retrouvées à ce jour sur les comptes des entreprises d’agrobusiness s’élèvent à 24,5 milliards FCFA. »

Même si le ministre de l'Économie numérique de la Poste et de la Communication précise que les recherches se poursuivent, ce n'est pour autant pas rassurant pour les milliers de souscripteurs qui entendent rentrer en possession de toute leur créance. Toutefois, le ministre précise que l'opération de remboursement se déroulera en quatre phases. La première a démarré depuis le 15 mars dernier, et le taux de recouvrement se situe entre 50 et 100% des sommes investies. Quant à la deuxième phase qui démarre ce jeudi, ce taux sera compris entre 20 et 50%. Pour les 3e et 4e phases, les remboursements se situeront entre 0 et 18,34%. Selon le ministre, cette catégorisation des souscripteurs est due au solde disponible sur les comptes des différentes sociétés d'incriminées.

Ainsi, plusieurs interrogations ne cessent de tarauder dans l'esprit des 53.593 souscripteurs concernés. Comment se fait-il que ce soit seulement moins d'un quart des sommes investies (24,5 milliards sur un total de 101,600milliards FCFA) qui soit disponible à ce jour ? Où est donc passé le reliquat de ce montant ? Qu'adviendra-t-il de ceux qui ne percevront pas la totalité des sommes investies ? Ces questions sont d'autant plus opportunes que les souscripteurs déclaraient en son temps que tout se passait bien jusqu'à ce que le gouvernement ne vienne interférer dans leur affaire. Néanmoins, le porte-parole du gouvernement leur rappelle le devoir régalien de l'État de protéger les populations dans leurs transactions financières. Affaire à suivre donc !




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