Côte d’Ivoire - agrobusiness : Une proposition de Christophe Yapi au juge !

Par Gary SLM
Publié le 27 avril 2017 à 06:45 | mis à jour le 27 avril 2017 à 06:45

Patron d’une des plus grosses sociétés d’ agrobusiness en Côte d’Ivoire, M. Yapi Christophe est en contact avec la justice ivoirienne pour régler la crise qui secoue le secteur. L’homme d’affaires ivoirien contre qui a été lancé un mandat d’arrêt international le 30 janvier 2017 veut faire cesser ce conflit qui a déjà conduit certains de ses proches en prison.

Yapi Christophe souhaite la fin de la crise dans l' agrobusiness

Pour proteger ses intérêts, M. Christophe Yapi a confié sa défense au célèbre cabinet d’avocats français et israéliens Abitbol Associes, spécialisé en droit des affaires, situé Avenue Victor Hugo, dans le très chic quartier du 16e arrondissement de Paris. Loin de vouloir s’engager dans un bras de fer avec le gouvernement ivoirien, l´homme a approché, à travers ses représentants, la justice de son pays pour trouver une solution pouvant convenir à toutes les parties.

Son équipe de défense, selon nos informations, a pris attache avec le doyen des juges de Côte d’Ivoire en charge du dossier d'instruction. L’homme d’affaires qui n’a jamais vraiment fui ses responsabilités semble disposé à honorer ses engagements pour préserver les droits et intérêts des investisseurs de MONHEVEA.COM et AGRONOMIX SA. Selon nos informations, M. Yapi Christophe est disposé à payer l'argent investi par les souscripteurs ainsi que leurs bénéfices. Contre cet engagement qu’il est prêt à prendre, il pourrait obtenir la levée du mandat d'arrêt lancé contre lui par la justice de son pays.

M. Yapi Christophe est accusé de faire du ponzi, système d’escroquerie inventé par l’italien du même nom Charles PONZI. Celui-ci consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds collectés auprès des nouveaux entrants, ce qu'il avait contesté dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Il faut savoir que le remboursement des souscripteurs par l’État ne se passe pas comme prévu. Plus de 2000 clients qui se sont fait enrôler au trésor d'Attécoubé par exemple n’auraient pas leurs noms sur la liste des personnes devant se faire payer. Récemment, nous avions évoqué l’arrestation et le placement en détention de Mme Olga Koffi, patronne d'une autre société dans ce secteur « Agricash ». Le gouvernement ivoirien reste très regardant sur ce dossier qui défraie la chronique dans le pays ces derniers mois.

Reste à savoir si le doyen des juges d'instruction de Côte d'Ivoire acceptera un accord avec M. Yapi Christophe pour abréger la souffrance des nombreux investisseurs, lourdement endettés pour certains.




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