CPI : Le Caire Touré Bertin contredit la version de précédents témoins

Par Gary SLM
Publié le 12 mai 2017 à 23:40 | mis à jour le 12 mai 2017 à 23:40

Le procès Gbagbo et Blé Goudé se poursuit à La Haye avec la multitude de témoin. Le témoin Touré Bertin a achevé sa déposition ce vendredi à la barre de la CPI. Commissaire du 16e arrondissement au moment des faits, il a battu en brèche plusieurs témoignages précédant.

Le Caire Touré Bertin rétablit la réalité des faits

Le contre-interrogatoire du Commissaire Touré Bertin s'est poursuivi ce vendredi avec la défense de Laurent Gbagbo, puis celle de Charles Blé Goudé. Aussi, la version du témoin au sujet des événements du 25 février 2011 contraste totalement avec celle des précédents témoins. En effet, Me Ndri Claver a demandé au témoin s'il avait déjà rencontré physiquement son client Charles Blé Goudé en dehors des meetings. Le Caire Touré répond par la négative.

Voulant en savoir davantage, le juge-président Cuno Tarfusser a poursuivi sur la même lancée : « Au sujet de ce 25 février 2016, un témoin nous a dit ici en salle d'audience que le convoi de 4×4 était arrivé au commissariat du 16e et les gens criaient "Général ! Général ! Et c'est sur cette base que les gens ont dit que Charles Blé Goudé était à cet endroit selon P 436. Avez vous des souvenirs à ce sujet ? » La réponse du témoin est formelle : « Non, Monsieur Charles Blé Goudé était à l'époque une personnalité. Et s'il était venu à mon service ou même devant, je serais sorti pour le saluer. »

Le juge italien a également demandé à en savoir un peu plus sur la situation de Lancina Bakayoko « lynché et brûlé vif » devant le commissariat. Là encore, l'ex-commissaire du 16e Arrondissement de Yopougon a pris la Cour à contre-pied : « Aucun individu n'a été brûlé dans le commissariat, ni devant le commissariat. Nous ne pouvons pas permettre cela. Ce n'est pas vrai. » Pour sa troisième et dernière question au témoin, le juge-président s'est intéressé à la grenade offensive évoquée précédemment.

Le témoin s'est voulu encore plus cinglant : « La plupart des grenade que nous avons utilisés sont des fumigènes. Ce st des grenades qui font la fumée, qui piquent les yeux et les narines. Ce sont de ce genres de grenades dont ns disposons. Je n'ai pas vu de grenades offensives ce jour-là. »

Cette dichotomie entre les versions fera certainement réfléchir davantage le juge-président et ses assesseurs.


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