Côte d'Ivoire : L'impact de la mutinerie sur l'économie ivoirienne

Par Gary SLM
Publié le 16 mai 2017 à 13:43 | mis à jour le 16 mai 2017 à 13:43

La Côte d'Ivoire est au bord de la banqueroute, et ce, à cause des derniers évènements qui ont cours dans le pays. Les crépitements des armes des mutins aussi bien à Abidjan qu'à Bouaké ont poussé les banques à fermer. Alors que la baisse des cours du cacao sur le marché international a plongé l'économie ivoirienne dans une situation difficile.

L'économie ivoirienne à l'épreuve de la mutinerie

L'économie ivoirienne est en pleine dégringolade en ce moment. En effet, la mutinerie qui secoue les principales villes ivoiriennes, dont la capitale économique Abidjan, depuis quelques jours déjà n'est pas de nature à favoriser un climat des affaires apaisé. Ainsi, l'APBEF-CI, l'association des banquiers, a demandé à tous ses membres de fermer leurs établissements. Cette mesure de « précaution » est d'autant plus opportune que les banques sont généralement exposées à des pillages en pareille situation. Aussi, cette fermeture des établissements bancaires crée d'ores et déjà des désagréments aux opérateurs économiques et autres ménages modestes.

Par ailleurs, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), dont Abidjan abrite le siège, est actuellement en berne. Le taux de placement boursier et de titrisation a connu une forte baisse. Le trésor public ivoirien connait également des difficultés dans les caisses de l'État. L'Administration publique, les entreprises privées, les grandes surfaces comme les petits commerces ont tous baissé rideau. Le transport est également impacté par ces bruits de bottes assourdissants qui créent une psychose généralisée dans le pays.

Même les activités de la Banque africaine de développement (BAD) ne sont nullement épargnées par la mutinerie. Les agents de l'institution bancaire panafricaine cloîtrés dans l'immeuble ex-CCIA, siège de la BAD, ont vécu en direct la confrontation musclée entre militaires loyalistes et soldats mutins aux abords du camp Gallieni.

Il y a en outre les fortes perturbations observées dans les zones cacaoyères. Ce produit agricole, maillon essentiel de l'économie ivoirienne, traverse depuis quelque temps, une zone de turbulence. La baisse des cours du cacao avait déjà amené le gouvernement à réduire de 9% le budget de l'État. Si la situation perdure encore, ce serait une véritable catastrophe pour l'économie de la première puissance de l'UEMOA. Surtout que les prévisions sur le taux de croissance du pays sont revues à la baisse par les autorités.

Toutefois, le pays pourrait connaitre une accalmie très prochainement. Car, à en croire des sources bien introduites, le Maroc aurait volé au secours de la Côte d'Ivoire pour satisfaire les revendications financières des mutins. Un retour au calme pourrait donc permettre au pays de relancer son économie qui est pour l'instant en souffrance. Ainsi que l'a avoué le président Ouattara lors de la rencontre avec une délégation des soldats mutins : « La Côte d’Ivoire traverse des moments très, très difficiles. »


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