Côte d'Ivoire : Mutinerie, le gouvernement ivoirien s'explique sur la crise

Par Gary SLM
Publié le 18 mai 2017 à 10:47 | mis à jour le 18 mai 2017 à 10:47

Le ministre Bruno Koné a levé un coin de voile sur la gestion de la récente crise. A l'issue du conseil des ministres de ce mercredi, le porte-parole du gouvernement ivoirien se défend de tout cafouillage.

Le gouvernement défend ses choix dans la résolution de la mutinerie

Le soulèvement des soldats mutins à travers plusieurs villes ivoiriennes a profondément marqué les autorités ivoiriennes. En effet, le gouvernement avait opté pour plusieurs cas de figure, dont les menaces, la fermeté, la renonciation à toute négociation avec les insurgés, avant de trouver en dernier ressort un accord financier avec les 8400 ex-rebelles intégrés à l'armée. Ces derniers ont finalement rejoint leurs casernes après quatre folles journées ponctuées de tirs nourris et de parades militaires.

Toutefois, le gouvernement se défend de tout « cafouillage » dans la gestion de cette crise. A en croire Bruno Nabagné Koné, les autorités ont privilégié « la paix et la sécurité » pour « régler la crise avec le moins d’impact possible sur la population ». N'empêche qu'au moins 9 personnes ont été blessées et 4 autres sont passées de vie à trépas. L'Etat s'est par ailleurs engagé à prendre en charge tous les blessés.

Cependant, les observateurs se demandent pourquoi le gouvernement a usé de tant de laxisme dans ce dossier hypersensible. Pourquoi attendre un soulèvement avant de régler la crise ? Alors que le porte-parole du gouvernement affirme que « cela a déjà été prévu dans l’ajustement budgétaire adopté la semaine dernière ». A quelle logique obéissait la rencontre entre le président Ouattara et une délégation de mutins renonçant à toute revendication financière ?

Quoi qu'il en soit, le calme est revenu en Côte d'Ivoire au terme d'un accord dont le contenu reste un « secret défense » pour le gouvernement. Les Ivoiriens redoutent par ailleurs une nouvelle mutinerie pour les jours à venir. D'autant plus que d'autres soldats non pris en compte par cette mesure s'étaient soulevés en janvier dernier.


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