CIV : La Banque mondiale vole au secours du secteur privé africain à Abidjan

Par Gary SLM
Publié le 30 mai 2017 à 10:34 | mis à jour le 30 mai 2017 à 10:34

Le secteur privé africain est malade d'un manque de financement et d'un environnement quelque peu malsain. La Banque mondiale a donc décidé d'octroyer un appui financier à ce secteur. Mais ce soutien est subordonné à certaines conditions préalables.

La Banque mondiale cadeaute le secteur privé et met en garde les gouvernants

L'atmosphère n'est pas du tout reluisante actuellement pour le secteur privé africain. En effet, la mauvaise gouvernance qui se traduit par la passation des marchés publics par le gré à gré et non par un appel d'offres ne favorise véritablement pas l'éclosion des entreprises privées. De même, ces dernières ont du mal à obtenir une ligne de crédit auprès des banques commerciales.

Aussi, dans l'optique de leur donner une nouvelle vitalité, la Banque mondiale (BM) a décidé d'agir. Joaquim Levy, Directeur général et chef du département des finances du groupe de la BM, a alors annoncé, à l'occasion d'une table ronde préparatrice du Forum pour le financement du développement d'Accra, un appui financier de l'ordre d'environ 1468 milliards FCFA à ce secteur. Suivant un programme triennal (jusqu'en juin 2020), les pays africains à faibles revenus pourront bénéficier de ces financements. Dans la mesure où les premiers indices seraient encourageants, ce financement pourrait atteindre 4700 milliards de FCFA à terme.

Cependant, l'institution de Bretton Woods entend préalablement assainir l'environnement économique des États intéressés. Ceux-ci devront alors créer un environnement favorable à une croissance basée sur le secteur privé. Cela passe nécessairement par une réforme du climat des affaires, et surtout un ajustement de la politique macroéconomique et budgétaire. Les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication sont pour l'instant les privilégiés.

Toutefois, la BM devrait bien veiller à ce que les fonds octroyés soient utilisés à bon escient, afin d'encourager d'autres financements. Car, de l'échec de ce programme pourrait découler la mort programmée du secteur privé africain. D'autant plus que les multinationales leur font une concurrence outrancière.


Afficher les commentaires
Articles les plus lus