CIV : 2020, pour Joël N'Guessan "le Pdt Bédié ne s'adresse qu'à ses militants"

Par Gary SLM
Publié le 21 juin 2017 à 13:09 | mis à jour le 21 juin 2017 à 13:09

Les propos tenus par Henri Konan Bédié continuent de suscité une vague de réaction en Eburnie. Pour Joël N'Guessan, porte-parole du RDR, le président du PDCI ne s'adresse qu'aux militants de son parti.

Joël N'Guessan réagit aux propos de Bédié

« Le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix). » Tel est en substance, ce qu'Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, a exprimé lors d'une interview. Cependant, ces propos sont en passe de créer un véritable orage au sein de la coalition RHDP au pouvoir. En effet, de retour d'une tournée européenne, le président Alassane Ouattara avait déclaré : « Je n’ai pas connaissance de la déclaration du président Bédié. J’ai été interrogé sur ma succession à Strasbourg. J’ai dit que 2020 ce n’est pas maintenant. » Ce langage diplomatique du président ivoirien laisse clairement entrevoir un désaccord avec la position de son allié, le président PDCI.

Mais c'est surtout Joël N'Guessan, porte-parole du RDR, qui met les pieds dans les plats. Aussi, lors d'un entretien accordé à RFI, le porte-voix de la rue Lepic s'est voulu très incisif : « Le président Bédié est président du PDCI-RDA. Son message s'adresse à ses militants, ça ne s'adresse pas aux militants du RDR. » Puis, il ajoute : « Le RDR est un parti organisé, et au moment où on doit décidé, nous avons des instances qui prennent ces décisions. C'est un souhait que le président Bédié a émis. Ce souhait ne s'impose cependant pas aux militants du RDR qui doivent aller en congrès pour se prononcer. Je ne crois pas que ce soit Bédié qui va décider de qui va être candidat en 2020 ou pas. »


La dichotomie entre PDCI et RDR au sujet de l'alternance 2020 laisse entrevoir un clash à l'horizon entre eux. Même si leurs cadres respectifs s'accordent à dire que l'alliance ne bat pas de l'aile, la réalité est toute autre. Toutefois, l'ex-compagnon d'Anaki Kobenan précise que si tel devait être le cas, « le président Ouattara prendra les dispositions qui s'imposent ».


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