CIV : Michel Gbagbo encore devant les tribunaux, un acharnement du régime ?

Par Gary SLM
Publié le 23 juin 2017 à 10:53 | mis à jour le 23 juin 2017 à 10:53

Michel Gbagbo sera à la barre du Tribunal correctionnel du Plateau, ce vendredi 23 juin, pour un énième procès. Il est reproché au fils de l'ex-président ivoirien d'avoir divulgué de fausses informations à propos des prisonniers pro-Gbagbo.

Michel Gbagbo victime de chantage judiciaire ?

Outre ses parents, Michel Gbagbo a également maille à partir avec la justice ivoirienne. En effet, après son procès pour atteinte à la sûreté de l'Etat lors de la crise postélectorale, voilà un autre procès. A en croire Me Ange Rodrigue Dadjé, son avocat, qui confirme l'information : « Le procès de Michel Gbagbo va s’ouvrir devant le Tribunal correctionnel du Plateau pour divulgation de fausses nouvelles. »

Ces fausses informations alléguées ont trait à la disparition de prisonniers pro-Gbagbo dans les geôles ivoiriennes. Le fils de l'ex-président ivoirien déclarait alors dans une interview qu'« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons. 300 autres personnes inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues ». Information que dément formellement Richard Adou, le procureur d'Abidjan. Ainsi, le fils ainé de l'ex-président et Laurent Despas, directeur général d'un site d'information iront s'expliquer devant la justice. Et ce, après leur inculpation le 26 mai 2016.

Cependant, certains observateurs y voit un véritable acharnement du régime Ouattara contre la famille Gbagbo. Laurent Gbagbo en prison à La Haye. Simone Gbagbo condamnée en Côte d'Ivoire à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Voilà également Michel Gbagbo qui est encore devant le juge ce matin. Sans oublier son long séjour à la prison de Bouna à la suite de la crise postélectorale.

Alors que des personnalités proches du régime formellement citées dans des crimes de guerre sont encore libres. Le cas le plus récent est celui de Souleymane Kamaraté dit Soul to Soul, directeur du protocole du président de l'Assemblée nationale Guillaume Sorola, chez qui une cache d'armes de guerre a été découverte. Et pourtant, aucune arrestation, encore moins une inculpation n'a pour l'instant été prononcée par le procureur de la République.


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