CIV : Ben Rassoul (pro-IB) doit-il craindre pour sa sécurité à Abidjan ?

Par Gary SLM
Publié le 01 juillet 2017 à 13:14 | mis à jour le 01 juillet 2017 à 13:14

Ben Rassoul Timité est de retour à Abidjan après six années d'exil au Ghana voisin. En dépit des assurances données par les autorités, l'ex-chef de cabinet d'Ibrahim Coulibaly (IB) dit craindre pour sa sécurité.

Ben Rassoul, proche d'IB, de retour d'exil

A la mort d'Ibrahim Coulibaly (IB), au lendemain de la prise du pouvoir d'Alassane Ouattara, plusieurs personnalités se sont exilées. Au nombre de celles-ci, il y a des lieutenants de l'ex-chef du commando invisible, dont Ben Rassoul Timité. Ce dernier a donc décidé de rentrer au bercail, mais avec une certaine peur au ventre : « Le ciel était encore très nuageux parce que les rumeurs couraient de partout. Il y avait des accusations, suivies d’arrestations, d’emprisonnement et même de morts. J’avais peur pour ma sécurité. Peur des représailles. Peur même d’être tué. » Puis, il ajoute : « Personnellement, je ne me reproche rien, mais en pareille situation, il faut être très prudent. »

En effet, le retour des exilés est un combat acharné que ne cesse de mener la ministre de la Solidarité Mariatou Koné. Sous son impulsion, plusieurs Ivoiriens, dont l'ex-parrain de la FESCI, Kacou Brou dit Marechal KB, sont rentrés au pays. Ce dernier s'est dit en sécurité et a même appelé ceux qui craignent encore à lui emboîter le pas. De son grade de Commandant, il est d'ailleurs passé Colonel des affaires maritimes et portuaires.

Le lieutenant d'IB qui est récemment rentré à Abidjan espère également jouir d'une totale liberté, sans aucune crainte. D'autant plus que « quand il y a une situation déplorable, on peut faire table rase. Pardonner dans une certaine mesure, mais cela ne veut pas dire oublier », semble-t-il indiquer. Il entend par ailleurs du gouvernement ivoirien de favoriser son insertion socio-professionnelle, eu égard aux efforts consentis pour d'autres Ivoiriens.

Cependant, certaines personnes qui se disent victimes du commando invisible, dirigé par son mentor, ont encore au travers de la gorge tous les affres qu'ils ont subis pendant la crise postélectorale. Mais, dans un contexte de pardon et de réconciliation nationale, il convient pour les Ivoiriens de réapprendre à vivre ensemble. Sans esprit revanchard.


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