Burkina : Rififi au GSPR, la garde de Kaboré, policiers et gendarmes en conflit

Par Gary SLM
Publié le 13 août 2017 à 18:21 | mis à jour le 13 août 2017 à 18:21

La garde rapprochée du président Roch Kaboré traverse actuellement une zone de turbulences. Policiers et gendarmes composant la GSPR sont sur le pied de guerre du fait d'une incompréhension entre eux.

La garde de Roch Kaboré en péril ? Policiers et gendarmes du GSPR sur pied de guerre

Le torchon brûle actuellement entre les policiers et les gendarmes du Groupement de sécurité et de protection républicaine (GSPR). Il ressort des faits qu'une altercation entre un assistant de police et le patron de cette unité aurait mis le feu aux poudres. Ainsi que révèle un communiqué de l'Union nationale de la police (Unapol), le syndicat de la police : « Au GSPR, le climat délétère serait le fait d’un certain capitaine Taoko [Patron de la sécurité rapprochée] qui se serait senti vexé par un assistant de police, qui lui aurait tenu tête. Le capitaine dira plus tard qu’il n’avait rien contre lui, mais en revanche qu’il entendait régler des comptes à la hiérarchie policière. »

Et depuis cet incident, la cohabitation devient quasi-impossible entre ces deux corps composant la garde rapprochée du président Roch Kaboré. Le capitaine frustré aurait même demandé aux gendarmes d'interdire l'accès au palais du Kosyam aux policiers.

Face à cette situation de nature à mettre la sécurité du président burkinabè en péril, certaines personnalités s'activent dans l'ombre. Aussi, sous couvert de l'anonymat, une source proche du dossier déclare : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que des initiatives sont prises pour aplanir ce différend malencontreux. Cela vise à instaurer la cohésion entre les forces, y compris au niveau du commandement. » Avant d'ajouter : « Nous sommes mis à la disposition de la présidence du Faso par l’état-major général des armées. Il va donc communiquer sur cet incident via la direction de la Communication de l’Armée dans les jours à venir. »

Notons que le GSPR est né des cendres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré. Cette situation qui prévaut ces derniers temps n'est pas de nature à rassurer les Autorités concernant la sécurité des institutions. D'autant plus que la menace terroriste est encore omniprésente au pays des hommes intègres.


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