Togo : Réforme constitutionnelle, les signaux d'une accalmie tant espérée

Par Gary SLM
Publié le 14 septembre 2017 à 17:57 | mis à jour le 14 septembre 2017 à 17:57

Après de nombreuses manifestations de l'opposition dans plusieurs villes togolaises, dont Lomé, l'heure est maintenant à la réflexion. Le projet de réforme constitutionnelle initié pourrait permettre au pouvoir et à l'opposition d'emprunter un nouveau virage politique plus calme. Telle est l'espérance de Marcel Alain de Souza, président de la Commission de la Cédéao.

Le Togo aura-t-il sa réforme constitutionnelle ?

L'opposition togolaise a-t-elle réussi son pari de faire plier le pouvoir de Faure Gnassingbé ? La majorité présidentielle s'en défend totalement. Mais une chose est sure, c'est que le Togo va, dès ce jeudi, entamer une nouvelle phase dans sa politique interne. Celle-ci consistera en effet, à procéder à une réforme constitutionnelle pour trouver une solution définitive à la crise politique. Car une coalition d'opposants togolais ne cessait d'appeler à des manifestations qui paralysent l'ensemble du pays depuis peu. Aussi, l'émissaire de la CEDEAO Marcel Alain de Souza, a-t-il été dépêché auprès de la classe politique togolaise.

« Nous sommes venus rencontrer toutes les parties », a-t-il indiqué à son arrivée, avant d'ajouter : « Nous ne pouvons rester sans rien faire, surtout qu’actuellement le président Faure Gnassingbé est en même temps le président de la Conférence des chefs d’État de la Cédéao. » Il affirme par ailleurs la volonté des Autorités et l'opposition togolaises à s'accorder sur la réforme de la loi fondamentale. Il les appelle également « à continuer le dialogue et à réaliser ces réformes, aspiration profonde du peuple » depuis plus d'une décennie.

Même s'il y a une volonté manifeste de trouver une solution à l'épineux problème qui secoue la classe politique du Togo, force est de reconnaitre qu'il existe entre les deux parties « une crise de confiance ». L'opposition estimant avoir plusieurs fois été roulée dans la farine par le président Gnassingbé. Elle attend donc du pouvoir des gestes concrets et évidents qui expriment cette volonté d'aller aux reformes. De son côté, le pouvoir plaide pour une cessation des hostilités.


Notons que les réformes exigées par les manifestants tiennent au « retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992 », notamment pour la limitation des mandats présidentiels, et « la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger ».


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