Côte d'Ivoire : Hamed Bakayoko veut conjuguer les mutineries au passé

Hamed Bakayoko exhorte les militaire à ne plus faire de mutineries
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 19 décembre 2017 à 10:09 | mis à jour le 19 décembre 2017 à 10:09

Hamed Bakayoko ne veut plus entendre parler de mutineries en Côte d'Ivoire. Le ministre de la Défense a donc interpellé ses hommes lors d'une cérémonie de décoration au GSPM, ce lundi.

Hamed Bakayoko se dresse contre les mutineries

La vague de mutineries qui a secoué la Côte d'Ivoire en janvier et mai derniers a tellement ébranlé les fondements de la République que les autorités ivoiriennes ne veulent plus en entendre parler. Aussi, depuis la nomination, debut juillet, d'Hamed Bakayoko au portefeuille de la Défense, le calme semble être revenu dans les casernes. N'empêche que le ministre ne cesse d'exhorter ses hommes au respect de la hiérarchie, et surtout à l'ordre et à la discipline.

Lors de la cérémonie de décoration au Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM), le ministre d'Etat s'est voulu formel : « Les mutineries ont effrayé les populations et nous devons tout faire pour que cela soit des souvenirs du passé. » Aussi, le ministre Bakayoko invite ses hommes à « ne pas écouter les déstabilisateurs », ces « vendeurs d'illusion » qui les poussent à s'adonner à une aventure périlleuse aux issues incertaines. « Les Ivoiriens doivent arrêter de penser que le pays est une affaire de groupe. Chacun fait son temps et s’en va, car personne ne reste dirigeant », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Nous avons engagé un travail de transformation de l’image de l’armée. » Pour ce faire, il « veut gagner ce pari », et ce, contre vents et marées.

Notons que 8400 ex-rebelles intégrés à l'armée ivoiriennes s'étaient mutinés en debut d'année pour réclamer une prime de 12 millions de FCFA dite prime Ecomog. Ces militaires avaient par ailleurs sorti l'artillerie lourde pour obliger les dirigeants à se pencher sur leurs revendications. Le président Alassane Ouattara, chef suprême des armées, avait alors affirmé qu'il était meurtri par cette attitude des soldats. Le ministre Hamed Bakayoko est donc à pied d'oeuvre pour que les bruits de bottes cessent. Même si les ex-combattants démobilisés continuent de réclamer également leur part de gâteau.


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