Côte d’ivoire : Lida Kouassi, « Je ne suis pas un expert en coup d'Etat »

Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense sous le régime Gbagbo
Par Timothée Jean
Publié le 17 janvier 2018 à 15:33 | mis à jour le 17 janvier 2018 à 15:33

L’ancien ministre de la Défense de la Côte d'Ivoire, Moïse Lida Kouassi, comparaissait mardi devant la Cour d’Assises à Abidjan-Plateau. L’ex-ministre s'est défendu face aux juges et précise "je ne suis pas un expert en coup d'État".

Lida Kouassi clame son innocence

Exilé au Togo après la crise postélectorale, Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense sous le régime Gbagbo est soupçonné d’avoir fomenté avec d’anciens généraux de l’Armée un coup d’État qui aurait pris forme en mars 2012. L’ex-ministre comparaît en même temps que trois militaires : le colonel Katé Gnatoa, le sergent Durand Brou et l'officier Zadi Gbaka, tous accusés de complot contre l'autorité de l'État.

L’audition de ces quatre accusés a pris fin ce mardi 16 janvier 2018 avec la comparution du cadre du Front populaire ivoirien (FPI). Lida Kouassi a nié toute implication dans ce projet de renversement du Président. Il a souligné que malgré ses connaissances d'universitaire, d'homme d'État et en dépit de ses compétences d'ex-ministre des Armées, il n'avait aucune expertise en matière de tentative de putsch. « Je ne suis pas un expert en coup d'État. Que mes adversaires politiques veuillent bien le comprendre », a-t-il indiqué.

Si l'ancien ministre nie les accusations de « complot contre l'autorité de l'État », il reconnait néanmoins avoir rencontré certains militaires ou gendarmes proches de Laurent Gbagbo. Ces rencontres, selon lui, n'étaient que de simples visites de courtoisie et non pour conspirer contre la sureté de l’État ivoirien dans la période 2012.

L’auditoire s’interroge alors sur la présence de « preuves compromettantes » retrouvées à son domicile. En effet, des documents et manuscrits évoquant un « tableau de bord de la transition » ou un « plan de communication » en rapport avec ce complot ont été retrouvés à la résidence togolaise de l'ancien ministre.

À ce sujet, Lida Kouassi a tenu à expliquer que « ce n’est pas parce que l'on réprouve un pouvoir et qu’on rédige des critiques sur lui qu'on devient nécessairement un potentiel putschiste ».

L'audience a été suspendue, mais devrait reprendre jeudi avec le réquisitoire du Parquet et l’intervention de la défense.


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