Cameroun: Le HCR inquiet du rapatriement des réfugiés nigérian

Le HCR, préoccupé par le cas des réfugiés Nigérian
Par
Publié le 21 avril 2018 à 12:33 | mis à jour le 21 avril 2018 à 12:33

Le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), a exprimé vendredi son inquiétude, face à la poursuite par le Cameroun, des opérations de renvoi obligatoire des réfugiés et demandeurs d’asile nigérians, dans leur pays d’origine, dans une note.

Le HCR est préoccupé par le rapatriement des réfugiés nigérian dans leur pays.

"L’agence des Nations unies, s’alarme aujourd’hui de la poursuite des opérations de renvoi de force à partir de l’extrême nord du Cameroun, des demandeurs d’asile et réfugiés nigérian dans leur pays", indique la note.

Selon l’agence onusienne, "malgré le plaidoyer du HCR et l’engagement des autorités, 385 réfugiés nigérians ont été renvoyés de force du Cameroun, depuis le début de l’année."

Le 10 avril, environ 160 réfugiés et demandeurs d'asile nigérians, qui avaient fui vers le Cameroun en 2014, ont été expulsés vers l'Etat de Borno, au Nigeria, précise le texte.

Plusieurs refugiés nigerian ont fuit leurs pays pour s’installer au Cameroun.

Le 17 avril, 118 demandeurs d’asile arrivés deux jours avant, ont été expulsés du territoire camerounais.

En raison des attaques répétées du groupe islamiste Boko Haram, des habitants du Nord-est nigérian, frontalier du Cameroun sont contraints de fuir les violences.

Les retours forcés "violent le principe de non-refoulement", selon le HCR appelant une fois de plus, les autorités camerounaises à s'abstenir de renvoyer (d'autres Nigérians) et à assurer la protection à ceux qui fuient l'insécurité et la persécution au Nigeria".

Quelque 87.600 Nigérians ont été enregistrés comme réfugiés au Cameroun par le HCR.

Zone frontalière avec le Nigéria, l’extrême-Nord du Cameroun demeure instable. Plus d’une centaine de personnes, des civils notamment, sont décédées dans des attentats-suicides et attaques.

Le Cameroun est engagé, aux côtés du Tchad, du Nigéria, du Niger et du Bénin, dans une force mixte multinationale de 8.700 hommes pour lutter contre la secte islamique

Rappelons que la secte islamique Boko Haram sevit depuis 2013 dans le Nord camerounais.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus