Cameroun :Le journaliste Bibixy coupable d’actes de terrorisme

Le journaliste Bibixy condamné
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Publié le 26 avril 2018 à 11:51 | mis à jour le 26 avril 2018 à 11:51

Le journaliste Mancho Bibixy, poursuivi pour son présumé rôle, dans les violences survenues dans les régions anglophones camerounaises, entre novembre et décembre 2016, a été déclaré mercredi soir, "coupable d’actes de terrorisme et sécession", par le tribunal militaire, lors d’une audience.

Le journaliste Camerounais Bibixy reconnu coupable.

En plus des "actes de terrorisme et sécession", la présidente du tribunal, colonel Abaga Mbezoa, a déclaré Bibixy coupable d’"insurrection, outrage aux corps constitués et fonctionnaires, hostilités contre la patrie", à la reprise du procès, à 20H05 (heure locale, GMT+1).

Le tribunal l’a acquitté pour les faits, d’"actes de guerre, au bénéfice du doute, destruction des biens publics, pillage en bande, propagation de fausses nouvelles et assassinat, pour défaut d’imputabilité."

Le journaliste a été arrêté le 30 novembre 2016, à Bamenda (nord-ouest, épicentre de la crise anglophone), après avoir conduit une manifestation, dans un cercueil au cours d'une marche, le 28 novembre ainsi que d’autres activistes.

Incarcérés depuis lors, à la prison centrale de Yaoundé, ils n’avaient pas bénéficié de l’arrêt des poursuites décidé par le président, Paul Biya le 29 août 2017, contre certaines personnes inculpées pour leur présumé rôle dans les violences survenues dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, dans la même période.

Ils sont poursuivis pour, "hostilité contre la patrie, outrages aux corps constitués, rébellion, dégradation des biens publics, pillage en bande et coaction de terrorisme".

Des huit accusés, seul le nommé Zacheus Awanatuo, reconnu "coupable d’aucune infraction", a été acquitté.

Dans ses réquisitions, le commissaire du gouvernement, Thaddée Engono, a invité la présidente du tribunal à avoir "les mains lourdes, dans les charges infligées", aux accusés.

"Nous voulons une peine didactique, pour décourager ceux qui veulent user de violence pour faire prospérer leurs idées.", a exigé M. Engono.


Quant à la partie civile, elle a réclamé "365 millions FCFA de dommages et intérêts" pour "réparer le préjudice subi par les victimes."

Au nom de l’état camerounais, Me Mangoua, a réclamé "204 millions FCFA," comme réparation, pour la destruction de trois écoles, le commissariat du 3e arrondissement et la dégradation des routes de Bamenda."

La présidente du tribunal, a renvoyé l’audience au "8 mai, à la demande de la défense" qui doit "préparer" ses "plaidoiries".


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