CMR: Projection documentaire sur Maurice Kamto interdit

Maurice Kamto
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Publié le 16 juin 2018 à 17:00 | mis à jour le 16 juin 2018 à 17:00

Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC, opposition) et candidat à la présidentielle d’octobre, Maurice Kamto, a dénoncé vendredi soir, à Yaoundé la "violation de la loi", après les autorités ont interdit la projection de l’avant-première d’un documentaire retraçant son parcours, dans un hôtel.

Le film retraçant l'itinéraire de Maurice Kamto interdit

Initialement prévue à Massao Palace Hotel, à Yaoundé, la projection du documentaire sur l’itinéraire de Kamto a été délocalisée, au siège du parti, "faute de déclaration".

"Dans ce cas d’espèce, il s’agit d’une violation claire de la loi, puisque la déclaration d’une réunion publique n’est exigée par les lois de notre pays que, lorsqu’il s’agit d’une réunion publique, en un lieu public", a indiqué le président du MRC, à l'issue de la projection.

"La projection devait (se tenir) dans un lieu privé et n’était pas une manifestation publique", a-t-il ajouté, indiquant avoir "obtempéré pour ne pas mettre le propriétaire de l’hôtel dans l’embarras et en difficulté".

Selon lui, "toutes les dispositions avaient été prises pour un travail professionnel durant la semaine pour préparer la projection de cette avant-première", déplorant le fait que les autorités ont "intimé l’ordre d’arrêter toute projection (contre) des pressions insupportables, à quelques heures" de l’événement.

"Nous n’accepterons pas que l’on nous fasse un dictat, sur la base de la violation de la loi", a affirmé Maurice Kamto, qui s’est dit "déterminé à aller jusqu’au bout de (son) engagement".

Investi candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), à la présidentielle prévue en octobre, le président de la formation politique, Maurice Kamto, avait invité les autres candidats de l’opposition à le rejoindre, à la clôture de la convention du parti.

"Notre peuple est demandeur de cette mutualisation essentielle des forces pour imposer un repos politique bien mérité" au président Paul Biya, au pouvoir depuis 35 ans, a-t-il indiqué.


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