Cameroun : Le phénomène d'"enfants microbes" s'exporte à Yaoundé

Le phénomène des microbes s'étend à Yaoundé
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 27 juin 2018 à 15:01 | mis à jour le 27 juin 2018 à 15:01

Le phénomène des microbes est en passe de s'étendre à d'autres pays africains. Car, après avoir créé une véritable insécurité à Abidjan, cette délinquance juvénile, dont les auteurs sont des adolescents, a pris pied à Yaoundé.

Le fléau des microbes prend de l'ampleur en Afrique

Né dans les favelas brésiliennes et porté à l'écran dans le film " La cité de Dieu", où un adolescent, Zé Pequeño, commence très tôt son apprentissage du crime et rêve, dès son plus jeune âge, de devenir le plus grand criminel du Brésil, le phénomène des enfants microbes est en train de gagner de plus en plus le continent africain.

En effet, cette forme de délinquance est apparue à Abidjan dès l'éclatement de la crise postélectorale en 2010 - 2011. Ces adolescents qui, sous l'effet d'excitants, agressent à l'arme blanche, cambriolent, et dépouilles leurs victimes qui ne se comptent plus au pays. Le gouvernement ivoirien a non seulement initié une politique de réinsertion de ces microbes rebaptisés "Enfants en conflit avec la loi", mais aussi une répression à travers l'opération policière "Epervier". N'empêche qu'Abobo, Yopougon, Adjamé et bien d'autres communes de la Côte d'Ivoire continuent de subir le diktat de ces ados.

Yaoundé est également en train d'expérimenter cette malheureuse aventure avec des agressions tous azimuts. Les témoignages des victimes fusent çà et là dans la capitale politique camerounaise. « Je rentrais d’un voyage avec deux de mes filles dimanche dernier vers 17 heures, lorsque des voyous armés m’ont demandé de tout leur donner. Ils m’ont pris mon téléphone portable et tout le contenu de mon porte-monnaie. » « Des domiciles sont cambriolés en plein jour. » « Les cambrioleurs pénètrent dans les domiciles sans effraction. »

Voici autant de complaintes des populations qui sont symptomatiques de la récrudescence du fléau. En plus de la crise anglophone, voilà une autre brèche que le gouvernement du Président Paul Biya devra colmater au plus vite.


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