CPI: Laurent Gbagbo sera libéré en octobre ou novembre (conseiller)

Le conseiller spécial de Laurent Gbagbo annonce sa libération en octobre ou novembre
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Publié le 22 juillet 2018 à 19:03 | mis à jour le 22 juillet 2018 à 19:04

Le conseiller spécial de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Bernard Houdin, a annoncé dimanche la libération en "octobre ou novembre" de l'ex chef d'Etat, jugé à la Cour pénale internationale (CPI), pour "crimes contre l'humanité", sur RFI.

Laurent Gbagbo bientôt en liberté selon son conseiller

"Je pense que la CPI est arrivée au bout du chemin, au mois d’octobre ou novembre Gbagbo sera sorti de la prison", a dit M. Houdin, au cours d’un débat, à la suite d'une interview de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, dimanche sur RFI.

Dans l'entretien, le président de l'Assemblée nation ivoirienne a montré son désir de rencontrer Laurent Gbagbo, dont il a été le Premier ministre de 2007 à 2010.

"J’envisage la possibilité de rencontrer M. Laurent Gbagbo, c’est un Ivoirien, il est à la CPI, mais ça ne dépend pas que de moi", a déclaré le président de l'Assemblée nationale.

"Si M. Soro veut aller voir (M.) Gbagbo (à la CPI) qu’il se dépêche", a réagi Bernard Houdin, estimant que l’ex-chef d’Etat "doit être au cœur du débat" sur la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Selon le conseiller spécial, Laurent Gbagbo n’a pas l’intention de reprendre "le pouvoir ou de se venger", mais souhaite "la réussite de la Côte d’Ivoire".

Une audience devant permettre à l’accusation et aux avocats de Laurent Gbagbo de soutenir leurs arguments sur l’acquittement ou non de l’ex-président ivoirien est prévue le 01 octobre.

Les avocats de MM. Gbagbo et Blé Goudé (ancien-leader des Jeunes patriotes), jugés depuis janvier 2016 pour "crimes contre l’humanité", ont demandé l’arrêt du procès pour "insuffisance de preuves et l’acquittement de leurs clients".

Ces avocats devraient déposer lundi, "leurs soumissions sur les questions pour lesquelles, à leurs avis, les preuves présentées ne sont pas suffisantes pour soutenir une condamnation".

Le dépôt des arguments sur la "requête de non-lieu" introduite par les avocats de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ancien-leader des "Jeunes patriotes", Charles Blé Goudé, jugés pour "crimes contre l’humanité", qui devait se faire "au plus tard le 20 juillet" a été décalé au lundi 23 juillet, a appris samedi auprès de la Cour.


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