BF/Procès putsch: L'adjudant-chef Dibloni dénonce des accusations gratuites

Procès Putsch
Par
Publié le 28 juillet 2018 à 21:22 | mis à jour le 28 juillet 2018 à 21:22

L'adjudant-chef Gbondjaté Dibloni, vingt-sixième accusé interrogé dans le cadre du procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina, a soutenu vendredi avoir été mis en cause sur de fausses allégations de ses subordonnés.

Un soldat dénonce des fausses accusations dans son procès putsch

A la barre, Gbondjaté Dibloni, commandant d’unité adjoint de la 2e compagnie du groupement des unités d’intervention (GUI) de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP, corps dont sont issues la plupart des acteurs du putsch) a soutenu avoir été mis en cause sur de fausses allégations de ses subordonnés.

Le sergent Yahaya Guiré, les soldats de 1ère classe Abdou Compaoré et Sidiki Ouattara, ont soutenu que Dibloni a été à la place de la nation, où des manifestants hostiles au coup de force ont été dispersés, notamment par des tirs ce qu'il dément.

L'adjudant-chef Dibloni a démenti sa présence en ce lieu.

"Mon client est devant vous (président du tribunal) suite à des actes de malveillance" de Guiré, Compaoré et Ouattara, a dit Me Isaac N’Dorimana, pour qui ces subordonnés doivent avoir des "ressentiments" contre leur supérieur.

"N'eut été ces trois dénonciations calomnieuses, mon client aurait bénéficié d'un non-lieu", a poursuivi Me N’Dorimana, estimant qu’il n’y a pas de "charges suffisantes" contre lui.

84 personnes (dont neuf en fuite) sont poursuivies pour "attentat à la sûreté de l’Etat", lors du putsch avorté de septembre 2015. Parmi les accusés figurent le général Gilbert Diendéré, chef de l’ex-RSP (garde rapprochée de l'ancien président Blaise Compaoré chassé du pouvoir en octobre 2014) et le général Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré.

La résistance populaire à la tentative de coup d’Etat a officiellement fait 14 morts et une quarantaine de blessés.

Poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, complicité de meurtres, complicité de coups et blessures volontaires, l'adjudant-chef Gbondjaté Dibloni (50 ans, marié, père de quatre enfants) ne reconnait aucun des faits qui lui sont reprochés.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus