Côte d'Ivoire : Grand-Bassam, affrontements entre partisans d'Ezaley et de Moulot

Grand-Bassam sombre dans la violence après les municipales
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 21 décembre 2018 à 19:55 | mis à jour le 21 décembre 2018 à 19:56

La ville de Grand-Bassam a été le théâtre, ce vendredi 21 décembre, d'affrontements entre les partisans de Jean-Louis Moulot et ceux de Georges Philippe Ezaley suite aux élections municipales du 16 décembre dernier.

Grand-Bassam sombre dans la violence après les municipales

La cité balnéaire de Grand-Bassam, naguère paisible, hormis l'attentat terroriste qui y a été perpétré en mars 2016, connaît des heures chaudes ces derniers temps. Ces violences sont consécutives aux élections municipales qui continuent d'être contestées par l'un des candidats. En effet, après le 1er round du 13 octobre dernier, la Chambre administrative de la Cour suprême avait remis les couverts en invalidant les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI).

Le candidat du RHDP unifié, Jean-Louis Moulot, et celui du PDCI, Georges Philippe Ezaley, avaient donc mobiliser les Bassamois afin d'obtenir leurs suffrages aux municipales partielles du 16 décembre. Au soir de ce 2nd round, la CEI a confirmé les résultats de la première confrontation électorale en proclamant à nouveau M. Moulot vainqueur de ce scrutin avec 51,91% des suffrages. Cependant, le camp d'Ezaley conteste ces résultats, au motif que des urnes ont été vandalisées au quartier France, le fief du candidat PDCI.

Il s'en est donc suivi une série de manifestations qui ont débouché, ce vendredi, sur un affrontement entre les deux camps. Une véritable bataille rangée où des jeunes s'affrontaient à coups de pierres et de gourdins. L’on a par ailleurs assisté à une chasse à l’homme dans cette ville de Grand-Bassam. Même les forces de l’ordre déployées pour ramener le calme dans cette ville classée patrimoine mondial de l’UNESCO n’ont pu contenir les manifestants. Le PDCI réclame la réprise pure et simple de ces élections municipales à Grand-Bassam


Notons qu’à cause de ces violences postélectorales, la fête annuelle de l’Abissa n’avait pu se tenir en octobre 2018.


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