Côte d'Ivoire : Crise diplomatique, le ton monte entre Abidjan et Monrovia

Abidjan et Monrovia au bord d'une crise diplomatique
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 01 avril 2019 à 12:04 | mis à jour le 01 avril 2019 à 12:10

La Côte d'Ivoire et le Liberia sont au bord d'une crise diplomatique. Les autorités libériennes maintiennent jusque-là en prison des Ivoiriens qui ont pourtant été innocentés pas la justice. Abidjan lance donc l'appel pour la libération de ces sept prisonniers.

Abidjan et Monrovia au bord d'une crise diplomatique

Les relations ivoiro-libériennes sont en passe de désagréger eu égard à une crise diplomatique qui guette les deux Etats frontaliers. Cette crise tire sa source de l'emprisonnement de sept jeunes ivoiriens dans les geôles libériennes, il y a plus de sept ans. Bloa Nicaise, Nioulé Franck Olivier, Nioulé Junior, Nioulé Oulobo Edouard, Toué Badisson Julien, Kémandé Valery et Nemlin Téré Antoine ont en effet été appréhendés dans le camp des réfugiés ivoiriens dans le comté de Grand Geedeh, dans une affaire liée à l'assassinat de sept Casques bleus dans l'ouest ivoirien en juin 2012.

« Ils ont été blanchis, c’est-à-dire acquittés totalement, des faits mis à leur charge, devant la justice de ce pays », rapporte une source proche du dossier. Accusés dans une autre affaire, la justice a également prononcé un non-lieu. Cependant, ceux-ci continuent de croupir dans la prison centrale de Monrovia dans des conditions exécrables.

L'ambassadeur ivoirien Féni Kouakou a toutefois entrepris des démarches administratives et diplomatiques pour obtenir la mise en liberté de ses compatriotes. Mais elles ont toutes buté sur une fin de non-recevoir des autorités libériennes.

« Nous sommes disposés à procéder à leur libération si la Côte d’Ivoire en fait une requête », déclare toutefois les autorités libériennes.

La balle serait donc dans le camp des autorités ivoiriennes si celles-ci tiennent effectivement à écourter la souffrance de leurs compatriotes injustement incarcérés au Liberia.


A noter que les Présidents Alassane Ouattara et Georges Weah entretiennent de bonnes relations. Ce dossier pourra donc être définitivement bouclé par une volonté politique, si tant est que la procédure judiciaire peine à trouver une issue favorable


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