Burkina: Nouveaux enregistrements, Zakaria Koné épinglé

Zakaria Koné épinglé dans des nouveaux enregistrements au Burkina Faso
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Publié le 02 avril 2019 à 09:30 | mis à jour le 02 avril 2019 à 09:30

Zakaria Koné aurait joué un rôle important dans la tentative de coup d'État manqué contre les autorités de la transition au Burkina Faso. Les avocats du parquet militaire de Ouagadougou ont continué lundi à présenter des pièces à conviction dans le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, dont deux enregistrements qui dévoilent le rôle présumé du Colonel ivoirien Zakaria Koné dans cette tentative de coup d’État du général Gilbert Diendéré.

Le nom de Zakaria Koné cité dans le putsch manqué de 2015

Les deux bandes sonores ont été présentées comme des échanges entre l’officier ivoirien, ancien chef de guerre de la rébellion en Côte d’Ivoire, l’épouse de Gilbert Diendéré et la fiancée de leur fils.

Dans les deux enregistrements, on entend Zakaria Koné rassurer d’abord Fatou Diendéré (l’épouse du général) et ensuite Fatoumata Diawara Thérèse (la belle-fille de Diendéré) sur le soutien de l’armée ivoirienne dirigée à cette époque par le général Soumaïla Bakayoko.

"Ne vous en faites pas, ici vous avez beaucoup de soutiens la vieille, beaucoup! Même si c’est un affrontement, vous avez (des) soutiens. Que ce soit en hommes, que ce soit d’autres… On ne peut pas tout dire. Mais c’était ma première fois de voir le général Bakayoko couler une larme", confesse-t-il au cours de cette première conversation.

Dans la seconde, l’ex-chef de guerre confie à Dame Diawara que son "patron" lui a assigné la mission de recruter "beaucoup de chiens (ndlr : mercenaires)" pour soutenir le général Diendéré et ses hommes de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP): "même si c’est 1.000 (mercenaires), tu sais que c’est rien", assure-t-il.

D’autres enregistrements mettant directement en cause le général Diendéré ont été également diffusés. Invité à la barre pour sa réaction, il s’est dit étonné que toutes les bandes sonores soient à sa décharge et qu’aucune ne date "de la période du 16 au 25 septembre 2015" au cours de laquelle il s’était entretenu avec plusieurs personnalités burkinabè et étrangères pour, dit-il, trouver une issue pacifique à la crise.


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