Gestion de la filière anacarde en Côte d’Ivoire : Adjoumani, Soro et les députés Pdci s’empoignent

La filière anacarde en Côte d’Ivoire est le nouveau ring des politiciens
Par Parfait Dagri
Publié le 23 avril 2019 à 18:50 | mis à jour le 24 avril 2019 à 07:38

Les difficultés de la filière anacarde en Côte d’Ivoire ont été la cause d'une nouvelle « bagarre » entre Kobenan Kouassi Adjoumani, Guillaume Soro et les députés Pdci.

Les anciens alliés s’empoignent sur les difficultés dans la filière anacarde en Côte d’Ivoire

Après le terrain politique, c’est au niveau économique que le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani et les députés du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) ont transposé leurs divergences d’opinions. Alors que les députés se reclamant du groupe parlementaire Pdci avait dénoncé le déroulement de la campagne de commercialisation de la filière anacarde notamment le non-respect des prix, la replique ne s’est pas faite attendre du côté du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Dans une déclaration dont il a partagé le contenu sur sa page Facebook officiel ce mardi 23 avril 2019, le porte-parole du Rhdp, par aileurs ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani a tenu à repondre à ses ex-camarades, et par la même occasion, à Guillaume Soro qui avait également dénoncé la même situation lors d’un meeting le 20 avril 2019. « Le mercredi 17 avril sur les antennes de la Web télé Pdci 24 le député Isac Adi Kouamé a, au nom du groupe parlementaire Pdci-Rda, lu une déclaration relative, selon ses propres termes, à la mévente de l’anacarde. De même, le député Guillaume Kigbafori Soro, lors d’un meeting politique à Dabakala en date du 20 avril 2019, affirmait que l’anacarde devrait être acheté à 500 F Cfa voire 1500 F Cfa le kilo», a rappelé le responsable du Pdci-Renaissance.

Reponse du berger à la bergère

A l’en croire, les difficultés observées dans la filière anacarde en Côte d'Ivoire et qui du reste, sont propres à tous les pays producteurs de l’anacarde, ont été bien gérées par le gouvernement. Lequel a pris des mesures à l’effet d’anticiper lesdites difficultés et amoindrir leur impact sur les acteurs de la filière. « C’est seulement à partir du dernier trimestre 2018, que la commercialisation des noix de cajou brute connait un ralentissement lié à la fois à une production mondiale de plus en plus abondante et une chute de 38% des prix des amandes avec pour conséquence, de nombreux cas de faillite de transformateurs et de négociants. Cela a entrainé des impayés au niveau des banques, instaurant une perte de confiance entre les acteurs et intervenants de la chaine de commercialisation aussi bien au niveau national qu’international », a justifié le ministre. Qui s’est offusqué des accusations portées par le groupe parlementaire Pdci et le député de Ferkéssédougou dont il a regretté les « déclarations purement mensongères et démagogiques ». Il a saisi l’occasion pour souligner implicitement la responsabilité du président du Comité politique dans la crise que connaît la filière anacarde en Côte d'Ivoire. « Il est bon de rappeler qu’avant la réforme, les noix de cajou étaient vendues bord champ entre 25F Cfa et 200F Cfa le kilogramme, une période où M. Guillaume Kigbafori Soro était Premier ministre et Chef de la Rébellion contrôlant le nord du pays », a t-il lancé à ses anciens amis qui se sont récemment constitué en défenseurs des acteurs de la filière anacarde en Côte d’Ivoire.


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