PDCI: La directrice de la communication accusée d' entrave à la liberté

La directrice de communication du PDCI accusée d'entrave à la liberté de la presse
Par K. Richard Kouassi
Publié le 13 juin 2019 à 19:13 | mis à jour le 13 juin 2019 à 19:13

La directrice de la communication du PDCI (Parti démocratique de Côte d' Ivoire), Djénébou Zongo, épouse Diomandé, est au centre d' une affaire d' entrave de liberté de la presse. Cette collaboratrice du président Henri Konan Bédié a réagi face aux critiques portées sur sa personne.

La communicatrice du PDCI réagit aux accusations

Djénébou Zongo, épouse Diomandé, est accusée d' avoir empêché un journaliste de L' Expression d' exercer sa profession sur un lieu de reportage, lors de la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de feu Félix Houphouët-Boigny, par le président du PDCI-RDA, le 5 mars 2019. L'information provient de l' Autorité nationale de la presse (ANP), qui souligne que "dame Djénébou Zongo, n’a jamais répondu à ses invitations, pas plus qu’elle n’a transmis ses observations écrites au conseil comme elle l’a promis au président de l’ANP lors d’une entrevue téléphonique".

La directrice de la communication du plus vieux parti politique ivoirien a tenu à réagir face à ses accusations. A cet effet, elle a organisé un point de presse à la maison du PDCI, à Cocody, ce jeudi 13 juin 2019.

"Le 5 mars, c’ était une cérémonie strictement privée à laquelle aucun organe de média n’ était convié. Le caractère privé de cette cérémonie qui se voulait dans la plus grande intimité a nécessité de la part des services de sécurité du président Henri Konan Bédié d’ interdire la prise d’ images aux journalistes accourus sur le lieu après avoir eu échos de la présence du président Henri Konan Bédié au caveau du président Félix Houphouët-Boigny. Malgré cette interdiction, le correspondant du quotidien L’ Expression a désobéi en prenant des images dont le service de sécurité a demandé la suppression. S’ opposant à cette demande, il s’ est suivi de vives discussions. Informée de la situation, je suis donc intervenue. Plus tard, M. Traoré Yacouba Diarra vient m’ informer de la perte de son téléphone portable qu’ il évaluait à 45 000 F CFA. Je lui ai remis la somme de 50 000 F CFA pour l’ achat d’un nouveau portable. Bien qu’ il soit dans l’irrégularité, j’ai su le protéger, le couvrir des valeurs d’ amour et du respect de la dignité humaine", s'est défendue Mme Diomandé.

"J’ai toujours entretenu des liens fraternels avec l’ ensemble des médias. Et mes rapports avec les journalistes sont empreints de courtoisie et de respect. Je m’ étonne sur le but inavoué de ce communiqué qui indexe de manière singulière ma personne alors qu’ au regard des faits, je ne suis pas la mise en cause", a poursuivi cette proche de Bédié.

Et Djénébou Zongo d' ajouter : "Je voulais encore rassurer le président de l’ ANP, Raphael Lapké que la préoccupation qu’ il a de protéger les journalistes, j’ en fais autant. Je suis la maman des journalistes. Je pense qu’ au-delà de ce communiqué, on veut salir mon image, ternir mon image au-devant de la presse nationale et internationale. Je pense que le grand frère Raphaël Lakpé a le droit de protéger les journalistes, mais dans la vérité. On veut salir mon image. Pourquoi ? Je ne sais pas."




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