Magic System : Des tresseuses ont sauvé leur carrière, ASalfo en pleurs

ASalfo fait des révélations inédites sur "Premier Gaou"

ASalfo fait des révélations inédites sur
Par K. Richard Kouassi
Publié le 30 juillet 2019 à 08:00 | mis à jour le 30 juillet 2019 à 08:00

Début juillet 2019, ASalfo, leader du groupe Magic System, a séjourné à Ouagadougou, au Burkina Faso, où il a pris part à la cérémonie de graduation de la promotion sortante de l'Institut Africain de Management, qui porte son nom. Le "Gaou magicien" a fait des révélations sur la chanson mythique "Premier Gaou" qui a propulsé le quatuor sur la scène musicale mondiale.

ASalfo fait des révélations inédites sur "Premier Gaou"

À Ouagadougou, ASalfo a livré un témoignage émouvant sur le début de la carrière musicale de Magic System. "Il y a des difficultés qui doivent vous amener à vous surpasser, surtout vous la génération ASalfo. Chaque fois que vous avez une difficulté, dites-vous que ce n'est qu'une escale, ça va passer", a-t-il dit en l'endroit de ses filleuls issus de l'Institut africain de management.

Dans son intervention, ASalfo a cru bon de raconter comment a été enregistré le titre à succès "Premier Gaou". "J'appelle David Tayorault, je lui dis : "David s'il te plait, nous avons une chanson que nous avons envie d'enregistrer, mais on n'a pas l'argent. Est-ce que tu peux nous permettre de passer en studio pour enregistrer la chanson ?", a expliqué le zouglouman.

Et le lead vocal des Magiciens de poursuivre : "David il nous a dit, venez à 20 heures pile, on va enregistrer. Mais il nous dit de venir à 20 heures pile. Le studio se trouve à Cocody, nous, on habite Anoumabo. De Cocody à Anoumabo, le minimum en transport, c'est au moins 1500 francs CFA. Nous n'en avons pas. Mais il faut y aller. Je suis malade, très malade. Mais j'ai dit si le groupe n'arrive pas à aller en studio aujourd'hui, c'est peut-être une chance que nous sommes en train de louper. J'ai dit aux trois autres : on va s'arranger, on va avoir le transport. Malgré ma maladie, on va partir. On a les tresseuses ; je suis allé les voir en tant que chef de groupe."

Face à cette difficulté financière, ASalfo et ses compagnons ne baissent pas les bras. "J'ai vu les tresseuses, j'ai dit : "aidez-nous, on doit aller en studio" ; elles ont cotisé jusqu'à ce qu'on ait 1500 francs... On arrive en studio à 20 heures pile comme exigé par David. Seulement, quand on rentre, le gardien nous demande ce qu'on est venu chercher. On dit, on a rendez-vous avec David Tayorault pour enregistrer une chanson. Il dit, mais David est parti à la maison depuis 19 heures et il ne reviendra pas avant demain matin", s'est souvenu ASalfo.

Étant donné qu'ils n'avaient plus de quoi s'assurer le transport retour, ils plaident auprès du vigile qui les autorise à dormir au studio. Ce jour-là, la chance avait décidé de sourire aux garçons venus d' Anoumabo. "À une heure du matin, le portail s'ouvre. C'est David qui revient, mais il ne revient pas pour nous", raconte ASalfo. En fait, l'arrangeur ivoirien avait oublié la souris de son ordinateur au studio et était venu le récupérer.

Finalement, David Tayorault, qui avait oublié son rendez-vous avec les jeunes chanteurs, accepte de faire enregistrer le groupe ivoirien. Malade, ASalfo chante accroupi. Et le résultat est là, la chanson fait le tour du monde.


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