Ahoua Don Mello dénonce un «recul démocratique» sous Ouattara

Ahoua  Don Mello a descendu le régime Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 05 août 2019 à 18:45 | mis à jour le 05 août 2019 à 18:45

Ahoua Don Mello, ancien ministre ivoirien et actuel conseiller spécial en charge des infrastructures, du président guinéen Alpha Condé, a présenté un visage sombre de la démocratie ivoirienne depuis l’avènement à la présidence de la République d'Alassane Ouattara.

Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello critique sévèrement le régime Ouattara

Sans langue de bois, l’ancien ministre de l’Equipement sous Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello a partagé son opinion de l’environnement socio-politique ivoirienne. A en croire l’ancien directeur général du BNETD, la Côte d’Ivoire a effectué un véritable bond en arrière sur le plan démocratique depuis l’avènement du président Alassane Ouattara.

« Les défauts du multipartisme se sont aggravés en Côte d’ivoire et dégénèrent l’État comme otage d’un clan. C’est un retropédalage sur le chemin de la démocratie. Un syndrome de problèmes, menace la Côte d’Ivoire dont les plus visibles sont la tribalisation de l’armée, la caporalisation de la CEI et de la liste électorale », a vivement critiqué Ahoua Don Mello dans une interview accordée au confrère LG infos.

La réconciliation nationale apparait, pour le natif de Bongouanou, comme le principal remède susceptible d’éviter à la Côte d’Ivoire une situation « socio-politique explosive ». Elle passe, selon lui, par le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de la libération de tous les prisonniers en relation avec la crise post-électorale de 2010-2011. « Réconcilier la Côte d’ivoire, c’est entre autres régler ces facteurs d’explosion sociopolitique par le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’ivoire et la libération de tous les prisonniers politiques », a-t-il fait savoir.

De serieux doutes, à écouter l'ancien ministre de Laurent Gbagbo, pèsent sur la crédibilité de l'élection présidentielle d'octobre 2020. Pour lui, les facteurs endogènes de la crise post-électorale de 2010 n'ont pu être reglés. Notamment la crédibilité de la CEI, l'absence d'une armée républicaine et l'ingérence de la communauté internationale.

"A ces problèmes anciens, se sont ajoutés de nouveaux problèmes dont la tribalisation de la liste électorale et du conseil constitutionnel. Les anciens et les nouveaux facteurs de crise, risquent de se conjuguer lors des élections de 2020. Régler ces problèmes, reste des défis à relever pour des élections justes et transparentes", a-t-il dit.


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