Liberia : George Weah au centre d'une affaire de tentative de meurtre

George Weah au centre d'une affaire de meurtre
Par K. Richard Kouassi
Publié le 20 août 2019 à 15:17 | mis à jour le 02 novembre 2022 à 13:45

Au Liberia, le président George Weah est cité dans une affaire de meurtre visant Tellia Urey, candidate du CPP (Collaborating political parties) à l'élection législative partielle à Monrovia dont la date n'a pas encore été fixée. La candidate, qui représente la coalition de quatre partis d'opposition, accuse les partis du chef d'État libérien d'avoir tenté de l'assassiner.

Les partisans de George Weah accusés de tentative de meurtre

"J‘étais en réunion avec mes partisans samedi quand des supporters du CDC (la formation de George Weah) ont commencé à lancer des pierres sur notre bâtiment, à briser les vitres", a déclaré Tellia Urey face à la presse locale le lundi 19 août 2019. "L’un d’entre eux est rentré avec un couteau et a essayé de m’atteindre, mais il a été repoussé par mes partisans", a-t-elle ajouté.

Selon l' Agence France presse (AFP), les assaillants ont tenté de "brûler" Tellia Urey en répandant de l'essence autour de la maison. "“On a eu la vie sauve grâce à un sympathisant qui a réussi à faire rentrer sa voiture et à nous escorter jusqu'à elle”, a continué la candidate de l'opposition.

Tellia Urey n'a pas mis de temps pour accuser George Weah, car selon elle, en juin dernier, il avait affirmé que "sous sa présidence, aucun Urey ne gagnerait une élection" au Liberia. Ces propos suffisent, à l'en croire, pour accuser le président libérien.

Les autorités libériennes, réagissant à travers un communiqué, ont qualifié les violences d' "épouvantables". Elles estiment qu'il s'agit d'échauffourées "entre supporters du CDC et des quatre partis d'opposition, non sans annoncer qu'une enquête est ouverte afin que les coupables puissent "répondre devant la justice".


Rappelons que le 7 juin 2019, des milliers de Libériens avaient été appelés dans les rues pour manifester contre le pouvoir de George Weah, à la tête du pays depuis le 22 janvier 2018. Il s'agissait de protester contre la mauvaise gouvernance, la corruption et la situation financière du pays.


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